
Une ville où la noirceur a pris le dessus sur la lumière depuis des décennies... |
| | ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière | |
| | | Auteur | Message |
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PNJ

Inscrit le : 22 Aoû 2005 Messages : 15 Mini description : Fantôme les amis
| Sujet: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Dim 11 Mai - 12:17 | |
| Troisieme groupe - Maryska - Pearl - Elliana - Adaline - Samael
Quel que soit l'endroit ou vous êtes, vous finirez par tous arriver au cimetière.
Je demande pour votre premier post d'être imaginatifs pour votre entrée en la matière.
Mettez-vous dans l'ambiance et laissez-vous porter par votre imagination ( tant qu'il n'y a pas de secoupes volantes...je crois qu'on m'a compris )
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Mise en situation
Vous avez constater que les choses s'agitent dans la ville. Les agissements étranges ou extremes des gens autour de vous, ne vous laisse pas de marbre. Vous avez peut-être déja eu quelques symptomes, mais faibles, du moins, passablement pour vous inquiéter. Vous avez entendu parler ( a vous de savoir comment ) que ce phénomene était peut-être le resultat d'un virus qui aurait été dispersé dans l'air par erreur. Vous ignorez si cela est exacte. Tout ce que vous savez c'est qu'il se produit des choses étranges, qui est loin de vous rassurer... Vous vous rendez compte qu'autour de vous c'est chaotique, mais une chose vous frappe et c'est la lune qui est pleine... et en sang. Elle est écarlate. Alors que vous avez du mal a comprendre la situation, que vous observez distraitement autour de vous...
Une jeune femme à la longue chevelure de blé apparait devant vous, tel un fantome d'un temps passé. Vous semblez être seul conscient de sa présence mais vous ignorez si cette femme est réelle ou irréelle. Un visage gracieux encadré d'une longue chevelure flavescente, une taille fine, des lèvres églantines, elle semble flotter, affublée de sa robe blanche vaporeuse. Elle vous regarde et vous interpelle de son regard profond. Elle prononce votre nom, sans toutefois bouger ses lèvres. Elle vous fascine et attise votre curiosité, mais vous avez aussi l'impression que cette femme ne s'adresse pas a vous pour annoncer une bonne nouvelle. Elle s'éloigne mais vous regarde toujours, vous invitant a la suivre en silence. Vous la suivez et vous arrivez au cimetiere... et d'autres - par hasard ? - arrive au meme endroit, en meme temps ( joueurs du groupe ). La jeune femme a disparue... vous laissant tous devant une pierre tombale :
****Mme Helena de Vallion**** ~Unique, elle le sera à jamais... et sa mort, je la vengerai à l'infini~
Il n'y a aucune date de déces sur la tombe, rien de précis, si non cette phrase étrange.
Vous regardez la tombe et soudainement, quelques mots de la phrase s'effacent lentement, sous vos yeux perplexes. Il ne reste plus que trois mots et ces trois mots semblent vous pointer du doigt :
je la vengerai
Alors que le phénomene vous depasse, une voix feminine et un peu décallée résonne derriere vous :
" Vous allez tous mourir... aujourd'hui "
C'est cette femme que vous avez suivit qui vient de le dire et elle vous regarde tous, sans rien ajouter...
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( Intervention du PNJ lors de cet épisode )
AUTORISATION AU GROUPE NUM 3 DE COMMENCER ! _________________
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|  | | Maryska Cazador Humaine immortelle (Admin)

Inscrit le : 09 Avr 2005 Messages : 464 Clan : Cazador Mini description : Tueuse à temps partiel, soeur aimante à temps plein.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Dim 11 Mai - 13:43 | |
| La nuit frissonnait de spasmes étranges. La couverture autrefois si rassurante de velours noir, constellée d'étoiles, semblait prête à vous étouffer à tout moment. L'air était saturé de... de quoi? C'était comme si les tourments de chaque individu foulant la terre putréfié de Dark Shadows s'était mêlé à l'atmosphère ambiante, la rendant lourde et opaque. Et Sangre seule savait comme il y avait de personnes tourmentées entre les quatre tours... Un cauchemar. Des cris dispersés au début de la nuit, qui s'étaient multipliés à mesure que la lune avançait dans le firmament, résonnaient sporadiquement. La lueur ondulante et venimeuse des flammes éclairaient certaines scènes des plus étranges. Que se passait-il? Pourquoi tout le monde agissait-il ainsi? Était-ce un autre jeu malsain imposé par la Déesse? C'était incompréhensible, car il n'y avait rien à comprendre.
Une jeune femme à la chevelure brune, aussi soyeuse que la soie, se redressa péniblement. Un vertige aussi soudain que violent l'avait forcé à s'appuyer contre le mur d'un établissement, alors que le monde tournait en vrille. Le malaise était passé maintenant. La belle reprit son équilibre, ses bottes de cuirs adhérant de nouveau au sol, ses pantalons noirs de cuir également, retrouvant la caresse chaude et pourtant vicieuse de la brise. Après avoir ajusté son corsage blanc par-dessus sa chemise sombre aux manches extrêment courtes, la jeune femme tenta de comprendre ce qui venait de lui arriver. Pourquoi s'était-elle sentie si mal? Ça ne lui arrivait jamais! Ce qui l'inquiétait encore plus, c'était qu'elle reconnaissait ses propres symptômes sur d'autres individus beaucoup moins choyés qu'elle. Certains étaient devenus aveugles, sans parler des crises d'hystéries ou des fous qui hallucinaient... La ville devenait folle, encore plus folle qu'elle ne l'était avant.
Soudain, dans la confusion qui régnait dans Moon Street, Maryska identifia un tueur faisant partie de son clan. Il tremblait de tous ses membres et bégayaient comme un malade. La Cazador s'assura qu'elle pouvait de nouveau marcher convenablement avant de le rejoindre. Elle l'interpella par son nom, sans succès. Elle lui empoigna gentiment le bras pour attirer son attention et ne reçu en échange qu'un violent coup de poing. Décontenancée, la belle cligna plusieurs fois des paupières. Puis, prise d'une rage subite, elle bondit comme une fauve sur le malheureux et le cloua au sol. Personne ne sembla remarquer cet accès de violence. À moitié assomé, le tueur tenta faiblement de résister. Mary approcha ses lèvres de l'oreille de son ancien collègue.
"Qu'est-ce qui se passe?" grogna-t-elle en tentant de se maîtriser.
Elle sentait au plus profond de son être que si elle se laissait aller, elle serait capable de le tuer. Cette constatation l'horrifia. Devant le silence obstiné de l'autre, elle frappa sa tête contre le sol, bien déterminée à obtenir des réponses. La tueur gémit et sa bouche s'entrouvrit. Ses pupilles dilatéers reprirent un instant leur taille normale, comme s'il revenait à lui. Maryska espérait que dans ce moment de lucidité, il pourrait lui expliquer ce qui se passait. Elle répéta la question:
"Qu'est-ce qui se passe?"
Ses paroles étaient hachées, il parlait difficilement.
"Le virus...ils voulaient...les Immortels...le virus est dangereux...dans l'air...tuer tout le monde..."
L'homme fut pris de convulsions. Incapable de le maîtriser, la jeune femme sentit une rage, une colère comme elle n'en n'avait jamais éprouvée la submerger. Elle allait le tuer. Elle avait besoin de la tuer, le faire taire, pour qu'il arrête de bouger. Son poing se leva, mais ne s'abattit pas. Halentante, la belle comprit ce qu'elle allait faire. La peur lui noua les entrailles et elle battit en retraite dans les ténèbres de la ruelle qu'elle venait de quitter. De nouveau, le vertige. Cette fois, il fut de moins longue durée. Alors qu'elle calmait les battements affolés de son coeur, une forme luminescente apparut devant elle. Une femme. Une belle femme. Son sourire était hypnotisant. Un homme affolé traversa la ruelle en criant et passa au-travers d'elle. Maryska fut estomaquée. La femme semblait l'appeler, c'était...indéfinissable. Incapable de se contrôler, et désireuse d'obtenir des réponses, elle la suivit.
Rapidement, elles se retrouvèrent dans le cimetière. La femme la guida vers une tombe, et disparut. Maryska aurait voulu crier pour la retenir, mais aucun son ne sortit de sa gorge. L'inscription sur la tombe la captivait trop. Vengeance. La tombe demandait vengeance. Comment était-ce possible? Qui avait écrit cela? Qui était Helena? Un sentiment pesant de menace se mit à rôder autour d'elle, un véritable nuage de danger presque palpable. Avant qu'elle n'ait pu avaler ce qui venait de se passer, une voix désincarnée et empreinte d'une froide cruauté parla. Derrière elle. Maryska se retourna brusquement, prête à se battre, ses réflexes de Tueuse revenant au galop. Elle était prête à défendre chèrement sa vie. La surprise fut de taille. C'était la femme, elle qui semblait si gentille tout à l'heure. Se pouvait-il qu'elle soit la propriétaire de cette tombe? Celle qui avait écrit le message? Pourquoi? Et qui étaient ces gens qui étaient là, avec elle. Pearl? Que faisait-elle là? Comment ces gens avaient-ils pu s'approcher sans qu'elle ne les remarque? D'après son instinct, le groupe était majoritairement composé de Harpies. Est-ce que quelqu'un allait finalement lui dire ce qui se passait? _________________
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|  | | Pearl Alma Première Harpie Immortelle (Admin à plumes)

Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 363 Clan : Harpies Mini description : Ô Splendeur des splendeurs, ô Altesse Souveraine, bref, vous aurez compris l'essentiel.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Dim 11 Mai - 17:19 | |
| Quelle lune étrange, sinistre. Cela devait bien faire... Oh, plus d'un siècle que Pearl n'avait pas eu ce sentiment pervers, mesquin. Quelque chose planait dans l'air, quelque chose qui lui donnait la détestable impression que tout ce qu'elle connaissait allait être ébranlé et pas nécessairement dans le bon sens du terme. Elle qui avait décidé ce soir de demeurer enfermée dans sa chambre avec pour seuls compagnons des piles de paperasses à lire avait subitement changé d'avis. Debout au milieu de sa chambre, elle était en train de faire glisser la lame de l'épée familiale hors de son fourreau, observant son reflet dans la lame. Cela faisait un peu plus de vingt ans que cette merveille demeurait dans sa chambre. Parfois elle sortait avec son fouet, mais plus aucune arme. La trêve avec les Cazador la rendait plus tranquille et les autres immortels ne l'effrayaient pas le moins du monde. Pourtant ce soir, une vieille angoisse était à nouveau née, lui oppressant la poitrine, ramenant à sa mémoire ces sensation de traque et de peur qu'elle avait su étouffer au point de ne plus les ressentir avec la même intensité. Mais maintenant...
Ce soir, pas de somptueuse robe. Ce soit, elle avait ressorti son pantalon de cuir, ses hautes bottes lacées, et ce corset suffisemment bien serré pour maintenir sa poitrine en place. Elle ne portait ce genre de tenue que pour combattre, que pour pouvoir être rapide et violente. Même ses cheveux qui habituellement retombaient en large boucles sur ses épaules étaient retenus en un chignon stricte sur l'arrière de sa tête, ne laissant que quelques mèches encadrer son visage. Les splendides colliers de perles et pierreries qu'elle portait habituellement était également remplacé par un simple foulard entourant sa gorge à l'apparence si délicate. Quelque chose n'allait vraiment pas...
... Un reflet apparu dans la lame, celle d'une silhouette le bras levé, prêt à frapper et d'instinct, Pearl se retourna, laissant le fourreau tomber à terre dans son mouvement, tranchant l'air à hauteur de gorge, mais rien. Une ombre peut-être imaginée tout au plus. Alors pourquoi son coeur s'emballait-il comme si elle craignait son domaine envahi? Elle se reprit, passa une main sur son visage et ramassa le fourreau qu'elle fixa contre sa hanche gauche, puis enroula son fouet avec soin pour l'accrocher contre sa jambe droite. Elle était armée, mais contre quoi? Tout lui échappait encore. Une caresse du vent sur sa nuque la fit s'approcher de la fenêtre ouverte, et c'est là qu'elle la vit.
Suspendue dans les airs, la fixant d'un air irréel, un spectre de femme semblait murmurer son nom. La main de Pearl se figea sur la garde de son épée. Comment une femme sans ailes avait-elle pu venir hanter ce lieu? Du coin de l'oeil, elle aperçu d'autres harpies déambulant plus bas dans les allées, une ou deux relevant les yeux vers elle sans constater aucune présence. Etait-elle donc la seule à la voir? Mais avant qu'elle n'ait pu faire quoique ce soit, la forme recula et fit demi-tour, s'éloignant dans le ciel. Sans trop savoir pourquoi, Pearl referma la fenêtre, traversa sa chambre jusqu'au balcon et s'élança dans le vide, ses ailes angéliques se développant d'elles-mêmes pour la porter. Elle contourna l'édifice et la vit à nouveau, cette femme blonde, figée un instant, comme pour l'attendre. Pearl plana un instant sur place, incertaine. Un piège? Peut-être bien. Mais aucune créature même spectrale ne s'était engagée dans son domaine, et celle-ci l'intriguait malgré l'angoisse. L'immortelle fronça les sourcils et s'élança à la suite de la jeune femme.
Où l'emmenait-elle? C'était sans importance. Pearl voulait la rattraper et avançait à une vitesse telle qu'une autre harpie aurait eu bien du mal à la suivre. Pourtant le spectre conservait son avance, au grand damne de la reine des ailés. Puis elle bascula vers le sol, et la harpie en fit de même, bloquant sa descente de manière brutale à quelques centimètres du sol. La forme avait disparu? Les prunelles félines de la harpies balayèrent le décor. Le cimetière... Elle aurait presque dû s'y attendre, non? Mais elle l'aperçu à nouveau et se dirigea vers elle avant de s'arrêter encore. Une autre personne était là, et la silhouette ne lui était de loin pas inconnue. Maryska... Une lueur indéfinissable, entre la colère et l'interrogation vint éclairer l'émeraude de ses yeux, puis elle s'avança silencieusement. Une seule chose l'intéressait, la pierre tombale indiquée par la défunte. Par-dessus l'épaule de la tueuse, elle y lit un nom, totalement inconnu, mais qui avait au moins le mérite de correspondre au sexe de la femme. Mais à peine avait-elle lu que la voix lui parvint et en même temps que Maryska, elle se retourna, la main sur la garde,s es ailes repliées pour se protéger, mais rien.
Devenait-elle folle? Elle commençait à le penser sérieusement. Seulement voilà, la folie ne s'en était pas prise qu'à elle. D'autres personnes avaient contemplé la tombe, et elle reconnu sans peine son amie Elliana et le harpie mâle croisé un jour à la boutique d'étoffe. La dernière, elle ne la connaissait pas. Mais ses yeux étaient revenu sur ceux de la tueuse, fixant Maryska d'un air perplexe. L'humaine devait savoir ce qui se passait, elle qui se mêlait d'avantage au monde de la ville que Pearl.
"Maryska..."
Sa main quitta la garde de son épée, elle se redressa, ses ailes se repliant dans son dos, faisant au passage tomber une plume au blanc immaculé sur le sol du cimetière.
"Que se passe-t-il?" _________________
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|  | | Elliana Varda Harpie

Age : 23 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 165 Clan : Harpie Mini description : Harpie sensuellement candide
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Lun 12 Mai - 3:40 | |
| Etrange nuit à l'odeur suave de mort... Quelque chose allait se passer ce soir, elle le sentait au plus profond d'elle-même. Cette nuit, comme toutes les autres, la jeune femme avait troqué ses habits du monde pour quelque chose de plus commode et pratique en cas d'affrontements. Elle était trop novice encore pour se permettre de se promener seule et désarmée. N'importe quel immortel pouvait lui faire la peau en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, même si elle pouvait toujours fuir par la voie des airs... Ses talons claquaient sur le pavé. Ses jambes étaient gainées par des cuissardes de cuir qui recouvraient un pantalon noir extrêmement moulant qui mettait en valeur la finesse de ses jambes et la perfection de son postérieur. Elle portait une chemise blanche et par dessus, un corset ajusté qui tenait sa poitrine en place et soulignait sa taille de guêpe. Ses logs cheveux bruns et ondulés étaient attachés en une natte lâche d'où quelques mèches folles s'échappaient pour encadrer son visage pâle. A ses côtés, un fouet... Dans ses cuissardes des stylets. Elle avait froid, terriblement froid, plus froid encore que quand elle était morte... Ce n'était pas normal. Elle s'était convenablement nourrie déjà mais cela ne suffisait pas. Son coeur battait un peu trop fort dans sa poitrine, résonnant jusque dans ses tempes... *Elli...* Elle se retourna brusquement, scrutant les alentours, sans aperçevoir personne. *Elli...* Cette voix... Ele la connaissait cette voix, c'était celle de sa mère! Mais c'était impossible! - "Maman... Non fuis, ne reste pas ici!!!" Ses grandes ailes noires pendaient piteusement dans son dos sous l'effet de la honte. *Elli, qu'es-tu devenue?* - "Maman s'il te plait..." La jeune Harpie s'effondra au sol, aux proies de ses démons intérieurs de ses pires peurs. La voix de sa mère claquait comme une sentence. *Je te croyais morte... J'aurai préféré te savoir parmi les anges que devenue démon... monstre...* - "Non! Non, tu ne comprends pas..." *Monstre, monstre, monstre...* Ces mots résonnaient dans son esprit comme une litanie sans fin. - "Non!!!!" Elle se releva, couvrant ses oreilles de ses mains pour ne plus entendre. Elle se mit à courir, à fuir, loin de cette abomination, loin de cette condamnation qui lacérait son coeur... Quand elle s'arrêta, il n'y avait plus un bruit, mais des immortels autour d'elle qui semblaient devenus fous. L'un parlait dans le vide, paniqué, un autre s'attaquait à un ami... Que se passait-il? Que lui arrivait-il à elle? Un instant, sa vue se brouilla. Elle se rattrapa à un mur et inspira profondément. Quand elle rouvrit les yeux, elle voyait de nouveau correctement. Et elle voyait une femme qui la regardait paisisblement. - "Qui êtes-vous?" Pas un bruit, pas une réponse, pas un sourire... Elliana plonge dans l'abysse de ses yeux et l'inconnue s'en va. - "Non attendez!" Alors qu'elle la suit, en courant à moitié pour ne pas se faire distancer, des bribes de conversations lui parviennent : virus, peste rouge, immortel, mort... Ses pas la mènent jusque dans un cimetière. Essouflée, elle pose une main sur la pierre tombale la plus proche. L'apparition disparait et Elliana frissonne. Ses yeux se posent sur l'Epitaphe... Dont les lettres disparaissent au profit de quelques mots vengeurs. Elle retire sa main précipitemment, alors que l'annonce de sa mort résonne à ses oreilles. De nouveau ses mains se posèrent sur ses oreilles pour ne plus rien entendre... C'était le début d'un cauchemar... Mais elle n'y sombrait pas seule. D'autres étaient là : une femme qu'elle ne connaissait pas, une vampire inconnue elle aussi, et deux visage heureusement familiers : Pearl et l'homme de la boutique. Pour un peu, elle se serait jetée à leur cou de soulagement! Mais dans les ténèbres de son âme résonnaient la litanie de mort... _________________
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|  | | Adaline de Menicourt

Age : 25 Inscrit le : 27 Avr 2008 Messages : 16 Clan : Vampires
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Lun 12 Mai - 6:25 | |
| Le jour et la nuit... Un frère et une soeur, des jumeaux. Là où l'un n'était que lumière et ôde à la vie, l'autre ne paraissait que noirceur et périls mortels. Frères ennemis qui, depuis l'aube des Temps, se livraient en un singulier ballet, une lutte farouche pour être le seul à jamais pouvoir régner sur ces Terres maudites de Dark Shadows. Combat d'une parfaite équité et dont ni l'un ni l'autre ne semblait jamais pouvoir ressortir vainqueur. Et pourtant, ce soir là, le fragile équilibre qui régissait depuis toujours cette guerre fratricide n'était plus. Quelque chose avait changé... Quelque chose s'était passé... Quelque chose qui changerait profondément l'ordre des choses. Car, cette nuit là, était celle de son arrivée. Devant lui, les ténèbres elles même reculent, effrayées par cet ennemi qu'elles ne peuvent ni voir ni nommer. Cette chose qu'elles sentent présentes mais ne peuvent saisir pour mieux l'engloutir en leur sein. Cet ennemi qui en auraient raison de plus d'un avant même que l'aube ne vienne. Si tant est que cette dernière ne vienne jamais ! Alors Dark Shadows se fait maternelle et tente, par tous les moyens, d'avertir ses enfants qui logent en son coeur et qui, bientôt, tomberont entre les griffes acérées du plus terrible des adversaires qu'ils aient jamais eu à combattre. La Terre s'éveille et gronde pour donner l'alerte. Au firmament, l'épais manteau de pénombre se déchire soudainement et laisse jaillir l'éclat si nouvellement empourpré et sanguinolant de la lune d'habitude si blafarde. Le ciel saigne mais personne, ou si peu, le remarque. Aussi sourds qu'ils sont aveugles, les habitants n'entendent pas non plus ces murmures que le vent porte jusqu'à eux. Celui ci se lève et virevolte dans toutes la cité, en parcourant les moindres recoins, sussurant encore et encore au creux des oreilles de tout un chacun ces avertissements que nul ne comprend. Il leur dit de se méfier, de rester sur leurs gardes, mais en vain. Humains et immortels n'entendent ni ne voient rien. Ils sont inconscients tous ! Ils ont oubliés... Oubliés que ces terres qu'ils considèrent, de façon bien prétentieuse, leur territoire, ne leur appartient pas. Ils sont orgeuilleux et ne comprennent pas encore que si ces terres leur ont, pour beaucoup, donné la vie elles peuvent tout aussi bien la leur reprendre ! Ils ont oublié... Mais bientôt ils se rappelleront. Bientôt ils sauront et peut être alors comprendront ils tous leurs erreurs ! Il arrive et il leur montrera, à tous, ce que la Peur veut vraiment dire ! Et cette leçon que les habitants de Dark Shadows sont sur le point de recevoir, oui celle là, ils ne l'oublieront jamais... Non, jamais...
Et déjà, un peu partout, les signes apparaissent, annonçant la tempête qui bientôt fera rage. Mais il est encore bien tôt, et ce ne sont là que des prémisces à une nuit qui promet d'être des plus longues et à une lutte qui s'annonce sans merci aucune. D'ailleurs qui se soucierait de ces, encore bien anodins, changements qui apparaissent peu à peu en chacun ? Y a t'il seulement quelqu'un pour remarquer cette frénésie qui peu à peu s'empare des rues et des allées ? En un lieu tel que Dark Shadows les gens peuvent ils encore s'étonner de quoi que ce soit ? Chaque nuit des êtres disparaissent, soit pour venir reposer paisiblement dans l'une des déjà si nombreuses allées d'un cimetière bien rempli soit pour venir renforcer de sa nouvelle immortalité les rangs de telle ou telle race. Des personnes meurent tous les jours sans que personne ne semble même s'en soucier ou s'en inquiéter. Les ruelles, les bars et autres parcs servent de territoire de chasse à des êtres maudits sans que personne ne fasse jamais minde de rien voir. Içi, tandis que certains se drappent dans leur Immortalité se pensant ainsi à l'abri de tous dangers, d'autres prient pour ne pas perdre leur si précieuse mortalité ! Non, içi rien ne choque ni n'effraye jamais ! Et même ce soir, alors que la démence semble entrainer dans un bien macabre ballet bon nombre d'habitants, nul ne s'inquiète réellement. De pauvres gueux, déjà contaminés, errent dans les rues, divaguant, hurlant de pourtant bien sages avertissements que nul n'écoute. Certains, comme pris d'une folie irrépressible, lacèrent leur propre visages, arrachant lambeau par lambeau ce masque de chair qui est leur. D'autres encores, luttent avec des ennemis qu'eux seuls peuvent percevoir alors que, quelques mètres plus loin, des êtres, jusque là d'apparence paisible, sont en rpoie à de soudains accès de colère et de rage détruisant tout sur leur passage. Mais là encore, peu nombreux sont ceux qui s'en préoccuppent.
Parmi ces inconscients se trouve la si fougueuse Adaline de Ménicourt. Là, tapie dans les ténèbres d'une contre allée, la belle se livre à son sport favori : la traque et la mise à mort d'une proie. Mais alors que, plus souple et agile qu'un félin, la demoiselle se lance à la poursuite de cet humain repéré quelques instants plus tôt, elle sent monter en elle une soif quasi inextingible. Adaline veut du sang. Pire même, elle en a besoin ! Elle court, un sourire carnassier affiché sur ses lèvres vermeilles, une lueur gourmande brûlant au fond de ces orbes ambrées. L'homme s'enfuit, elle entend sa respiration saccadée et haletante. Il lutte encore mais, elle, sait que tous ces remarquables efforts seront vains. Adaline a soif. Et, pour la troisième fois cette nuit, ce besoin de boire lui apparait comme impérieux, plus vital que jamais. Jamais auparavant une telle chose ne lui était arrivée ! Sa gorge se dessèche, sa tête lui tourne et l'envie monte de plus en plus, atteignant même les limites du supportable ! Alors, sans même plus chercher à comprendre ce malaise qu'elle sent pourtant s'insinuer en elle, sans prêter attention à cette petite voix qui lui intime de se méfier, n'écoutant et n'obeissant plus qu'à sa soif, Adaline cesse de jouer et devient plus prédatrice que jamais. Accélérant légèrement son allure, elle parvient sans grand mal à rejoindre sa proie dont elle se saisit sans le moindre ménagement. Une symphonie discordante, où s'entremêlent cris et sanglots, s'élève alors dans les airs mais elle n'y prête pas la moindre attention. Déjà la lame de l'une de ses dagues vient s'enfoncer dans l'estomac de sa victime, lacérant ses chairs et faisant couler ce liquide rubicond dont, la seconde d'après, elle se régalera. Le corps de l'homme frétille, tente dans une ultime tentative de se débattre mais il est déjà trop tard : son sort semble définitivement scellé. A moins que...
Au moment même où les canines de la belle s'apprêtaient à venir se planter dans le pli de sa gorge, contre toute attente, Adaline suspend son geste. Subitement, le visage de la jeune femme devient un peu plus livide encore que d'habitude. Ses mains dessèrent peu à peu leur étreinte autour de l'humain, laissant celui ci, blessé mais encore vivant, s'affaler lourdement sur le sol. Les lèvres de la femme enfant se mettent à trembler sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher et un voile d'une insondable tristesse vint voiler son regard. Incapable d'esquisser le moindre mouvement, littéralement tétanisée par cette vision presque irréelle qui s'offre à elle, Adaline ne sait pas quoi faire. Sentant sa raison vaciller, la jeune femme parvient finalement à faire un pas en direction de cette femme qui se tient là, debout devant elle, et dont elle ne peut détourner le regard.
"- Mère ? Maman ? Est ce bien vous ? Co... Comment ? " s'entend elle, comme dans le pire des cauchemards, prononcer.
La femme reste un instant immobile, soutenant le regard de vampire. Le regard de l'apparition maternelle scintille dans l'obscurité des lieux et semble chargé de reproches et de tristesse. L'instant d'après, des lèvres blanches s'entrouvrent très légèrement et miment ce simple mot "Pourquoi ?". Cette fois cela en est trop pour Adaline qui ne peut, ni ne veut, endurer un tel supplice. Sa mère est morte et qui que soit la personne qui se tient à présent devant elle il ne peut en aucun cas s'agir de cette femme que, par amour pour son frère Edward, Adaline a si sauvagement assassinée ! Se secouant, tentant aussi bien de se calmer que de reprendre ses esprits, la jeune infante de Ménicourt semble retrouver sa capcité à se mouvoir et, déjà, se précipite vers cette apparition. Mais celle ci, comme si elle avait pu deviner les intentions de la vampire, s'enfuit et se dérobe à sa vue. Plongeant dans cette foule de plsu en plus dense et de plus en plus hystérique qui se répand dans les rues de la ville, l'apparition s'enfuit. Mais c'est mal connaître la détermination de la belle qui, s'acharne et s'entête, et s'élance à nouveau dans une course poursuite. Mais cette fois ci, les choses sont différentes et Adaline le pressent plus qu'elle ne le comprend réellement. Quelque chose est étrange ! Quelque chose ne va pas... A maintes reprises, celle que la jeune femme pense être sa mère aurait pu aisément la semer et lui échapper définitivement. En effet, perturbée et troublée par cette "apparition" des plus inattendues, Adaline se laissa retarder et même apostropher par de pauvres fous qui venaient sans ménagement ni vergogne aucune l'aborder. Elle ne voulait pas y prêter attention, mais ces mots que tous n'avaient de cesse de annoner finirent par tournoyer dans son esprit et par l'obséder au point même de la ralentir dans sa course. Que racontaient ils tous ? Un virus ? Menace pour les Immortels ? Ils étaient dans un si pitoyable état que leurs propos étaient des plus incompréhensibles et c'est à peine si, l'esprit déjà occuppé par tout autre chose, la demoiselle avait fini par en déduire qu'un virus quelconque flottait dans les airs et décimeraient bientôt tous les êtres maudits dont elle faisait partie. Bilbeuzées et stupidités que tout cela ! Et puis, quelle que puisse être la part de vérité dans tout ces dires, Adaline s'en contrefichait éperdument ! Seule comptait cette apparition qui l'avait ainsi fait renoncer à sa proie et l'obsédait au point de la convaincre de lui donner la chasse le long de ces avenues de plus en plus engorgées. Sans même se préoccupper du chaos qui commençait à régner un peu partout autour d'elle, la demoiselle de Ménicourt continuait de poursuivre cette ombre qui, chose étrange, semblait l'attendre. Mais à chaque fois que la vampire réduisait un peu trop la distance les séparant, l'apparition reprenait son chemin. Sans même qu'elle s'en rende compte, cette partie de cache cache avait fini par mener la jeune femme en dehors du centre ville et non loin de ce cimetière qui l'effrayait tant.
Un peu fatiguée par toutes ces chasses nocturnes, Adaline marqua une halte et tenta de reprendre son souffle, persuadée que, lorsqu'elle léverait les yeux, cette femme qui ressemblait tant à sa mère serait encore présente. Mais, elle se trompait. Et si une femme se trouvait bien en face d'elle lorsqu'elle releva la tête, celle ci ne ressemblait en rien à sa défunte mère. Un instant, la vampire voulut détourner le regard de cette si magnifique femme qui lui faisait face, elle voulait scruter les alentours à la recherche de celle qui l'avait menée jusque là, mais malgré tous ses efforts il lui fut impossible de se détacher de cette femme. Quelle était belle ! L'or de ses cheveux irradie telle la plus magnifique des auras autour de ce visage dont la perfection des traits laissa muette d'admiration la demoiselle Adaline. Des bruits de pas résonnent derrière les deux jeunes femmes et, presque aussitôt, l'enfant de Ménicourt se retourne prête à parer à toute éventualité. Mais il ne s'agit, pour une fois, que de paisibles et apparemment bien innofensifs passants qui la saluent d'un courtois " Bien le Bonsoir Mademoiselle"... Remarque qui aurait pu paraitre des plus anodines et même des plus sympathiques si elle ne s'était pas adressé qu'à l'attention unique d'Adaline. Interdite, celle ci se demanda brusquement comment ces passants aavient pu ainsi éluder la présence d'une aussi belel femme à ses côtés ! Perdue et presque déboussolée, en proie à bon nombre d'interrogations auxquelles elle enrageait de ne pouvoir apporter de réponse, la jeune femme se retourna vers sa nouvelle compagne, bien décidée à lui demander des comptes.
Mais Adaline ne prononça pas le moindre mot. Comme hypnotisée par cette si belle femme, elle ne put cependant retenir un frisson glacé et apeuré lorsqu'elle entendit celle ci l'appeller par son prénom. Comment cela était il possible ? Comment cette femme pouvait elle ainsi s'adresser à elle sans même que ses lèvres n'aient remué ? Et pourquoi, malgré l'air bienveillant peint sur ce visage d'une beauté fatale, la jeune femme commençait elle a éprouver uen certaine appréhension pour ne pas dire une peur panique ? Aurait elle pu seulement s'enfuir si elle l'avait voulu ? Nul ene le saura jamais, car, c'est avec un sang froid et une docilité peu habituels que la demoiselle de Ménicourt suivi la si ravissante apparition lorsque celle ci pénétra dans le cimetière. Réprimant un frisson de dégoût envers ces lieux où, malgré ses promesses de ne jamais revenir, elle revenait toujours, Adaline suivit la femme jusque devant une tombe. Et, comme si cela ne suffisait pas, voilà que plusieurs personnes se tenaient elles aussi devant cette sépulture, visiblement aussi dubitatives que la petite vampire. Et comble de la situation, Adaline n'eut aucn mal à reconnaître, parmi ces femmes déjà présentes, deux magnifiques mais tout aussi redoutables à n'en pas douter, Harpies ! Voilà qui s'annonçait sous de bien étranges auspices ! Décidant de ne pas se préoccupper de ce si léger "désagrément" pour le moment, la jeune femme laissa ses orbes iridescentes venir déchiffrer le nom et l'épitaphe finement ciseler à même le marbre. A peine avait elle pris connaissance du nom de la défunte que, sous ses yeux effarés, les mots s'animèrent pour mieux venir lui délivrer un message qu'elle prit de façon bien personnelle : la vengeance grondait et mençait en ces lieux ! Aussi vive que l'éclair, Adaline se retourna et, pour une ultime fois, entendit sa si charmante guide promettre une mort certaine à tous ceux présents dans ce cimetière cette nuit là. Puis, comme si elle n'avait jamais existée, la femme sembla devenir plus opalecente et évanescente pour enfin totalement disparaître. Refusant de céder à une panique qui aurait pu être des plus légitimes en de telles circonstances, Adaline préféra se fier à son instinct de prédatrice et s'apprêtait à combattre qui ou quoi tenterait de s'en prendre à elle ! Prête à se saisir de son arme à la moindre menace, la jeune femme prit sur elle pour demander, d'une voix aussi assurée que possible :
" - Pardonnez mon intrusion mais... Quelqu'un pourrait il m'expliquer ce qu'il se trâme içi je vous prie ? Ou êtes vous, tout comme moi, légèrement dépassées par les évènements ? " _________________
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|  | | Samaël Meurcourt

Inscrit le : 01 Mai 2008 Messages : 21 Clan : Harpies Mini description : Ange Funeste
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Lun 12 Mai - 6:53 | |
| De la couche de satin exhalait encore les effluves florales de Cristal...La belle dormait d'un sommeil profond, alanguie comme seules savent l'être les amoureuses, elle était belle, très belle, une aura diaphrane, un air angélique...Samaël pouvait passer des heures à la regarder, juste comme ça, sans véritablement y penser, mais cette nuit...Cette nuit n'était pas comme les autres...Cette nuit était étrange et sulfureuse, angoissante même. Quelque chose qui dort au fond des ténèbres et qui s'éveille, comme un prélude a l'apocalypse...Délaissant le spectacle de sa maitresse endormie, la harpie s'avança doucement vers la fenêtre...La lune était haute, teintée de sang, durant une seconde, il crut y voir le visage grimaçant des monstres de son enfance...Lentement, sa main s'éleva et se saisit de la poignée de la fenêtre...Le métal froid ne lui arracha qu'un frisson de répulsion avant que le vent nocturne ne fouette son visage...
Douce nuit, sainte nuit...Quels démons cache tu dans tes entrailles putrides, vile catin ? Les diamant noirs de ses prunelles fouillaient les ombres, les langues ténébreuses du jardin attenant à la maison de sa favorite...L'air vibrait d'étrange, d'acide...Poison...Les mains en appuie sur le montant de la fenêtre, l'homme se pencha, son être frémissait d'attente, de dangers, d'urgence...
Elle apparut...
De pureté vêtue, d'immaculé parée...Fantôme ? Apparition ? Le visage est flou, trop et pourtant, il sent, il sait...
-Ameline...Ameline...
Elle semble rire, de ce rire qu'il aimait tant, ce ruissellement cristallin qui n'appartenait qu'à elle...Elle est morte...ALors, comme un somnambule, comme un rêveur, il pose un pied sur la fenêtre, tend une main tremblante vers l'apparition...Elle s'esclaffe, n'ayant cure de la douleur de son regard...
-Ameline...
Ce rire ! Oh Déesse ! Ce rire !
Il bascule...D'elles mêmes, ces ailes se déploie, osseuses, brutes...La fine membrane dont elles sont faites offre au vent une résistance sans égale...C'est un monstre de légende qui s'élance dans les airs, c'est un démon, c'est un frère éperdu....Elle se cache, joue, se gausse de ses efforts vains...Devant ses yeux, elle virevolte et disparait, ne laissant dérrière elle qu'un parfum d'orchidée...Il hurle...
-Ameline !!!
Il fend les airs, porté par la rage et les larmes qui jamais ne s'écouleront. Elle est morte. Rapide, gracieux, il ne veut la perdre encore, il ne peut la perdre encore ! C'est impossible !! Alors l'Ange funeste traverse la nuit, la pénètre avec force...
Le cimetière accueille la sylphide éthérée, il se pose a quelque pas...Pâle, si pâle, les mèches de ses cheveux dansent devant ses yeux ténèbreux...La nuit tranche face à la clarté de sa peau, il est torse nu mais qu'importe le froid, qu'importe le vent...Elle est là, quelque part...Ses pieds, vierge de chaussure, s'enfoncent dans l'herbe grâce du cimétière...
Et rien, juste le marbre, le froid et...Il pose un regard aveugle sur les ombres mouvantes qui l'entoure...Il n'est pas seul, mais la conscience semble l'avoir quittée, le laissant ébhété, statue grecque au masque de mort...Ces ailes membraneuses se déploient soudainement alors que ces poings se serrent et cet ultime gémissement...
-Ameline... |
|  | | PNJ

Inscrit le : 22 Aoû 2005 Messages : 15 Mini description : Fantôme les amis
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Mar 13 Mai - 13:39 | |
| L'atmosphere est tendue dans le cimetiere. Une petite brumaille flotte parmis les tombes, ce qui donne un aspect plus spectrale à l'endroit. Au loin, on peut entendre quelques cris de détresse, des bruits de fenetres qui se fracassent, une faible odeur de brasié se mélangeant à celui de la mort. Une forte impression que Darkshadows n'a plus aucun controle. Il n'y est plus question de guerre entre les clans, mais d'une guerre entre chaque personne individuelle. Es ce seulement une guerre ? Non, plutot dire, une malediction...
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Le fantome s'évapore peu après... sa menace ou son avertissement ? Peu importe puisque de toute evidence, personne ne comprend. Un silence s'impose, trop lourd... et le fantome d'Helena de Vallion réapparait aux côtés de Samael...
- Toi ! Tu sais ce que c'est ! Tu dois lui expliquer, lui dire que la vengeance peut taire beaucoup de maux, mais peut nous hanter le reste de notre vie ! Tu le sais ! Fais lui comprendre, je t'en pries ! Je t'en pries !
L'apparition se met a sangloter comme une petite fille alors qu'elle se laisse tomber a genoux devant Samael, enlacant ses jambes de ses bras frêles, le regard suppliant.
- Sa haine est si grande... si grande... elle lui a fait beaucoup de mal... tu le sais toi aussi ce que c'est que d'avoir mal...tu le sais !
Le fantome prit une nouvelle apparence, celle d'une petite fille, d'une petite soeur effrayée... Ameline.
- Samael...promets moi de lui dire...promets le moi...regrettes tu de l'avoir fait aujourd'hui ? De l'avoir tué ?
Cruel, oui. Le fantome jouait a un jeu cruel mais il avait ses raisons et ce n'etait pas dans une mauvaise intention...mais comment savoir ? Le fantome repris l'apparence d'Helena et se leva debout, observant alors toutes le personnes presentes.
- Darkshadows retournera a la poussiere... meme vous, immortels...le temps presse... le temps est si cruel... le temps est fourbe...l'amour rend aveugle, et la haine encore davantage...
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{{{ FEU ROUGE !!! }}}
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|  | | Maryska Cazador Humaine immortelle (Admin)

Inscrit le : 09 Avr 2005 Messages : 464 Clan : Cazador Mini description : Tueuse à temps partiel, soeur aimante à temps plein.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Jeu 15 Mai - 17:29 | |
| (Bon, je réponds même s'il y a un feu rouge... ) ( EDIT Thomas :On dirait bien que tu n'as pas compris le principe toi non plus XD )
La nuit tremblait de tous ses membres. La lune écarlate observait de son oeil sanglant le déroulement des événements, sans même sourciller. Aucun nuage ne venait troubler le tableau sombre, à peine une brise apparaissait-elle par-ci par-là afin de s'insinuer dans les esprits faibles et de délivrer son message de mort. Au loin, des rougeoiements indiquaient la présence de début d'incendie. Des éclats de vitre, des cris hystérique autant de peur que de rage résonnaient lugubrement dans l'atmosphère. C'était insoutenable. Les animaux de toutes sortes étaient devenus silencieux et se terraient au fond de leur tanière, espérant le soleil comme s'il était incertain qu'il gagnerait cette bataille contre les ténèbres. Pour le cimetière, cette issue n'aurait aucune influence, puisqu'une grisaille perpétuelle recouvrait les lieux en toutes circonstances. Rarement, le bouton d'or au ciel perçait les nuages et pointait d'un rayon la sérénité même, maîtresse du sanctuaire.
L'apparition disparut lentement, et avec elle, l'impression de danger immédiat. Il flottait dans l'air, âcre, et veillait. Le coeur délivré, Maryska pu respirer plus librement. Elle en profita pour observer les autres victimes du fantôme, car, en se fiant aux apparences, ils avaient tous été attirés ici par la même femme. Leurs regards hagards en disaient long. Les terreurs de la nuit et ce qui leur arrivait à tous et chacun étaient encore vivaces dans leurs esprits. Mary compta deux harpies, dont Pearl. L'autre femme était une vampire. Un mince sourire carnassier bondit sur ses lèvres. Un instant, l'envie de la tuuer, de la transpercer d'une balle d'argent ici et maintenant enserra son âme à un point tel que sa vision se brouilla. Son coeur palpitait et l'adrénaline envahit tout son système nerveux. La belle glissa une main derrière son dos, où se dissimulaient deux revolvers à la crosse de nâcre et sur lesquels étaient gravés une rose. Les balles argenté n'attendait que le bon moment pour déchirer le silence et enlever une vie. Si on pouvait appeler ça une vie. Tuer. Elle devait tuer.
Alors qu'elle allait retirer le revolver de son étui, un homme vint brusquement se poser près d'eux. Son attention fut immédiatement détournée vers cet Appolon venu du ciel. Relâchant ses muscles tendus, elle observa le nouveau venu à la dérobée. Il avait l'air plus désemparé qu'ils ne l'étaient. Torse nu, il était appétissant à souhait. Malheureusement, d'une seule caresse, il serait capable de lui retirer toute sa chaleur. Certes pas sa vie, d'après les expériences de Thomas, mais la jeune Cazador ne tenait pas à expérimenter cette sensation. Ils étaient à présent cinq, réunis par une sixième personne qui brillait par son absence. La jeune femme lança un regard à la ronde, inquiète de voir la femme réapparaître sans s'annoncer. Un frisson de peur la parcourut.
Finalement, ce fut Pearl qui brisa le silence la première. Elle s'adressa à elle en lui demandant ce qui se passait. La Tueuse se tourna vers la chef des harpies. Elle éprouvait deux sentiments partagés pour elle. Premièrement, elle gardait la trace indélibile du meurtre dont elle avait été la victime. Comme c'était elle la première attaquante, elle pouvait, à la limite, comprendre. Mais la reine des harpies avait brûlé, détruit, anéantit leur château, la demeure qui les avait vu grandir ses frères et elle. Même si ses plus beaux souvenirs ne sommeillaient pas en cet endroit, le lien unique qui la liait à ses frères était né entre ces murs. Également, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine amitié? Un certain lien? Envers Pearl. Elles avaient fait la paix et désormais, plus aucune harpies ne s'attaquaient aux tueurs, et aucune tueurs ne tuaient de harpies. Le mot allié était sans doute un peu fort, mais disons qu'elles avaient établi un statu quo. Maryska réfléchit à la question de Pearl. Elle n'en savait fichtrement rien. Elle se tourna vers la majestueuse harpie.
"Je n'en ai aucune idée. Pour ce que j'en devine, nous avons tous été attirés par une femme..."
Au souvenir de l'apparition, Mary se tut. C'était instinctif, comme si elle avait peur qu'en énonçant à voix haute son nom, elle l'appellerait et qu'elle reviendrait parmis eux. Cette idée était loin de la réjouire. La vampire s'qinuiéta aussi de savoir ce qui se passait. Éprouvant moins de respect pour cette femme qu'elle avait faillit tuer quelques instants plus tôt, la belle Cazador se tourna vers elle et lui lança un regard indéfinissable, entre l'irrespect et l'oeillade d'une institutrice à un jeune élève ayant de la difficulté à apprendre sa leçon.
"Je crois bien que les événements nous dépassent tous. La seule chose que je sais, c'est que la folie serait peut-être causée par un virus quelconque, disséminé dans l'air... Je n'en sais rien."
Le bel harpie murmura un nom. Maryska tourna ses orbes sombres vers lui, interrogative. Avant qu'elle n'ait pu faire un pas vers lui, la femme réapparut à ses côtés. Maryska resta pétrifiée. Ses paroles n'avaient pas plus de sens que précédemment. Elle voulait que l'homme lui dise d'arrêter sa vengeance. La jeune femme écarquilla les yeux. De qui parlait-elle? Il était certain que l'histoire des Immortels était truffée de vengeance et qu'encore aujourd'hui, dans un certain sens, si les races s'entre-tuaient, s'était par vengeance des affronts commis des siècles plus tôt. Mais Pearl et elle avait fait la paix. Alors il ne pouvait s'agir d'elle. Peut-être la personne qui avait écrit ces mots vengeurs sur la tombe? La haine de l'autre était grande. Jusqu'à quel point? Mary commençait à craindre qu'il ne s'agisse de Sangre. Si c'était le cas, ils étaient tous morts. Le fantôme prit l'apparence d'une petite fille. Maryska recula d'un pas. Mais qu'est-ce qui se passait à la fin? Pourquoi s'adressait-elle uniquement à l'homme? Samaël. C'était son nom. Avoir tué qui? L'amour rend aveugle, la haine davantage. Des coups de poignards dans son coeur. Ce message, s'il était adressé à tous, la touchait de près.
Incertaine, Maryska avança lentement vers le harpie.
"Samaël c'est ça? Qui est-elle? Qu'est-ce qui se passe?"
Elle resta à une distance prudente de l'apparition qui les dévisageait. Son premier élan était de venir en aide à cet homme, mais le fantôme l'en empêchait. La menace qui planait dans l'air était palpable et avait presque sa propre odeur. La situation devenait de plus en plus chaotique. Pour empirer les choses, le temps semblait presser. Que devaient-ils faire? Soudain, elle eut envie de se retrouver dans les bras de Maël, Thomas à leurs côtés. Seule, elle se sentait pour la première fois vulnérable. _________________

Dernière édition par Maryska Cazador le Mer 21 Mai - 16:49, édité 1 fois |
|  | | Pearl Alma Première Harpie Immortelle (Admin à plumes)

Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 363 Clan : Harpies Mini description : Ô Splendeur des splendeurs, ô Altesse Souveraine, bref, vous aurez compris l'essentiel.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Ven 16 Mai - 5:54 | |
| C'était... Incompréhensible. Rien ne semblait logique dans les évènements. Pourquoi tous étaient-ils réunis face à ce fantôme? Certains d'entre eux se voyaient pour la première fois. Il n'y avait aucun lien apparent, si ce n'est cette maudite vision. Les fantômes... Pearl commençait à se demander sérieusement pourquoi elle l'avait suivit jusqu'ici. Ce genre de réaction n'était même pas dans ses habitudes. Inclina légèrement la tête sur le côté, étirant l'un de ses ailes. Elle sentait comme une légère tension, à la naissance des plumes. Sans doute liée à son incompréhension.
Quand elle redressa la tête, ses prunelles félines glissèrent sur la vampire. Elle n'avait jamais eu confiance en cette espèce, mais jamais non plus elle ne les avait détestés. Pourtant, son regard avait repris ce froid noble et certainement hautain. Dépassé? Bien sûr que tout le monde était dépassé! Mais Pearl aurait préféré ne pas l'avouer. Cependant c'était un fait, et elle prit sur elle. Sa fierté devrait attendre un peu. Elle répondit à la vampire, sur un ton neutre, distant, mais pourtant poli. Elle n'avait aucune raison de manifester un quelconque autre sentiment vis-à-vis de l'inconnue.
"Il semblerait que nous soyons tous dans la même situation..."
Puis son attention dévia sur l'homme croisé à la boutique un peu plus tôt. Il avait prononcé un nom qui n'était pas celui qu'elle avait lu sur la tombe. Avaient-ils tous vu la même chose ou chacun avait-il eu une version différente d'un même phénomène? Lui semblait nettement plus touché que les autres. Ou alors les autres étaient plus affectés par l'incompréhension que par des sentiments plus profonds.
"... Ou presque."
Non, ils n'étaient pas exactement dans la même situation. La vengeance, ils la connaissaient tous, certains plus violemment que d'autre. Pearl elle-même connaissait fort bien ce sentiment, et les personnes qui devaient lui réclamer vengeance n'étaient très certainement pas inexistantes, Maryska la première. Certes, elles étaient à égalité pour ce qui était de la mort, mais peut-être l'humaine immortelle préférait oublier la trêve au profit d'un nouvelle tentative pour supprimer la cheffe des Harpies. Les yeux de Pearl se plissèrent en glissant sur la jeune femme. De toutes les personnes présentes, elle était celle qui pourrait lui faire le plus de mal, physiquement parlant. Les autres... Seulement voilà, elles s'étaient mises d'accord toutes les deux, et ni l'une ni l'autre ne devrait briser ce semblant de pacte. Encore que plus les secondes passaient, plus Pearl doutait de l'intégrité de Maryska. Ou alors quelque chose en elle la poussait à se méfier de façon irrationnelle.
La légère brume qui recouvrait le sol n'allait vraiment pas pour arranger la situation. Au loin, les cris poussèrent Pearl à relever les yeux. La ville sombrait dans la folie, comment était-ce possible? Au loin, quelques reflets ocres indiquaient que des demeures devaient brûler. Une vague d'inquiétude saisit Pearl qui tourna la tête dans la direction par laquelle elle était venue. Le château... Non, rien ne brûlait de ce côté-ci. Mais les siens étaient-ils aussi en proie à la folie? Elliana n'en avait rien manifesté, quant à l'homme de la boutique... Difficile à dire. Elle fut prise d'une envie furieuse de s'élever à nouveau dans les airs, de fuir vers le château, de s'assurer que tout allait bien, que ceux qui y étaient réfugiés y seraient en sécurité, mais à défaut de s'envoler, ses ailes ne faisaient que frémir. Il fallait d'abord comprendre ce qui se passait, savoir ce qui était la cause d'un tel phénomène.
Le spectre avait disparu, mais malgré ça, l'angoisse montait d'un cran dans le coeur de la harpie, même si rien sur ses traits ne trahissait le combat qu'elle menait. Devaient-ils rester là à se demander qui était cette Helena, ou bien... La spectre réapparu subitement à côté du harpie mâle, et Pearl oublia tout ce qui existait pour se concentrer dessus. Cette chose était un indice, le seul lien entre eux tous, et elle devait le comprendre, seulement... Elle ne comprenait rien. Le spectre s'adressait à l'homme, parlait de quelque chose que lui devait connaitre. Et bien il y avait enfin un début de piste! Il devait expliquer quelque chose, mais à qui? Un homme, aux dires de la femme. Un homme à qui une autre personne avait fait du mal. Mais c'était dénué de sens pour Pearl. Au moins, elle avait le nom du jeune homme: Samaël. Et surtout une nouvelle apparition, celle d'une fillette. Mais curieusement, Pearl n'avait pas l'impression que cette dernière avait un réel rapport avec la femme. Avec le harpie, en revanche... Mais aussi subitement que le fantôme était devenu une petite fille, il reprit l'apparence de la femme que tous devaient supposer être Helena. C'était un avertissement, pas une menace. Mais malgré tout elle n'avait aucune confiance en cette chose quelle qu'elle soit. Pearl cependant brisa le silence, fixant le fantôme.
"A qui doit-il parler? Qui est aveuglé par la haine?"
C'était sans doute par ça qu'il fallait commencer, même si elle n'en était pas certaine. De toute évidence, il fallait transmettre un message, mais à qui? C'était ce qu'elle devait savoir, ce qu'ils devaient tous savoir. _________________
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|  | | PNJ

Inscrit le : 22 Aoû 2005 Messages : 15 Mini description : Fantôme les amis
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Lun 26 Mai - 9:10 | |
| Message pour le groupe :
Elliana et Adaline n'ont pas repondu. Samael , tu peux repondre.
Avertissement
Ce serait bien aimable de votre part d'aviser les joueurs quand vous vous absentez. Si vous n'avez plus envie de participer au scenario, nous en aviser aussi. Nous comprendrons, nous ne sommes pas des tortionnaires ! Seulement, ce n'est pas agreable pour les autres participants d'attendre sans savoir si vous poursuivez, si vous allez revenir... ou si ils attendent pour rien.
Merci de coopérer ! _________________
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|  | | Maryska Cazador Humaine immortelle (Admin)

Inscrit le : 09 Avr 2005 Messages : 464 Clan : Cazador Mini description : Tueuse à temps partiel, soeur aimante à temps plein.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Mar 17 Juin - 19:08 | |
| (J'ai effacé le message de Samaël, seulement parce que je crois avoir laissé un délai suffisament long entre ce message et le mien. Étant donné que personne ne semble répondre, je vais me lancer et ceux qui voudront suivront.)
Comment ignorer la tension qui flottait dans l'air? Les cris, les ombres mouvantes, le fantôme, sans parler de la menace de vengeance. Ce mot était si familier à ses oreilles que c'en était risible. La vengeance était le sang qui coulait dans les veines des habitants de Dark Shadows. Tout le monde avait quelqu'un à venger, un parent transformé en créature de la nuit, un compagnon de chasse abattu par un chasseur, toutes les excuses étaient bonnes. Même Sangre semblait désireuse de se venger de ses créations. Quelle ironie. Alors en quoi le désir de ce fantôme serait-il différent des leurs? Pourquoi son fantasme touchait-il tous les habitants de la cité maudite en leur faisant perdre la tête? Était-elle envoyée par Sangre justement? Ce genre de coup tordu était tout à fait son genre. Cependant, l'impression qui se dégageait de cette scène était beaucoup trop personnelle. Ça devait être autre chose.
Maryska surprit un regard de la reine des Harpies. Curieusement, elle y décela de la méfiance. Pourtant, elle devrait savoir qu'elle ne briserait jamais ce pacte qu'elles avaient conclu par un soir de pleine lune dans le parc. C'était contre sa nature et elle mettrait ses congénères en danger. Il était hors de question, même si la rivalité intemporelle qui régnait entre elle pouvait altérer son jugement, qu'elle brise ce fragile serment. Le regard de la belle Cazador dériva vers la canidé. Une idée germa dans son esprit. Peut-être Pearl avait-elle surpris son mouvement? La sensibilité des Harpies était accrues du fait qu'elle pouvait littéralement ressentir la chaleur. Lorsqu'elle avait eu ces envies de meurtre, sa température corporelle avait dû augmenter... À moins qu'elle ne devienne paranoïaque? Par Sangre, il fallait à tout prix éviter cela!
Détournant ses sombres pensées, Pearl parla clairement dans le silence opaque du cimetière. Apparament, les mêmes questions les hantait toutes deux. Profitant de ce lien provisoire, Maryska s'approcha de la Harpie. Une mince brise à l'odeur de braise vint soulevement doucement sa chevelure sombre. Elle n'hésita qu'un instant puis, de manière à ce que seule la harpie entende, elle demanda:
"Ne ferions-nous pas mieux de chercher la source de tout ce désordre au lieu de questionnée une âme tourmentée? Ce fantôme... cet esprit... j'ignore si on peut lui faire confiance. Peut-être n'est-ce qu'un jeu malsain de Sangre, qui sait?"
La jeune Cazador lança un regard à la ronde, observant attentivement l'horizon ténébreux, roussi de part et d'autre. La folie semblait s'intensifier. Maël et Thomas étaient-ils en sécurité? Où qu'ils soient, elle espérait qu'ils soient ensemble. Lorsque l'on vie de si nombreuses décennies ensemble, il est cruel de se retrouver seule dans des moments comme ceuxi-ci. Pourtant, elle ferait face, elle savait qu'elle le pourrait. C'était dans ses gênes. Elle faisait partie du clan des Tueurs, elle était née pour ça. En fait, elle n'était nullement effrayée par la situation. Inquiète serait le mot juste. Si au moins elle avait un ennemi de chaire et de sang à frapper... Seulement voilà, la folie était insaisissable.
Puis, l'épisode de la ruelle lui revint en mémoire. Une personne qui faisait partie de son clan l'avait attaqué sans raison, juste comme elle l'avait fait par la suite. Trop consciente que ces crises d'étourdissements ou d'envies de meurtres pouvaient ressurgir, Mary s'étira instinctivement. Elle aimait mieux avoir à ses côtés une alliée provisoire sur qui elle pouvait compter que personne du tout. Peut-être Pearl pourrait-elle contenir ses excès? À moins qu'elle ne soit infectée elle aussi? Maryska se secoua. Elle n'avait pas le temps de se laisser aller. Il fallait avancer.
"Qu'en penses-tu? Rester dans ce cimetière n'aidera à rien. À moins que ce Samaël se décide à parler et nous raconte qui est cette femme et ce qu'elle veut... "
Maryska porta son regard une autre fois sur les autres individus qui s'étaient présentés là. Des harpies et une vampire. Pourquoi une seule représentante de son espèce? Avait-elle était amenée par erreur? Toutefois, il fallait avouer qu'elle-même était la seule Tueuse du lot. Son lien avec Pearl pouvait expliquer sa présence, mais ce n'était pas tout. Peut-être que chacun d'eux était une partie de la réponse au mystère de cette vengeance? Si c'était le cas, résoudre le problème ne s'annonçait pas de tout repos. _________________
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|  | | Pearl Alma Première Harpie Immortelle (Admin à plumes)

Inscrit le : 16 Juin 2006 Messages : 363 Clan : Harpies Mini description : Ô Splendeur des splendeurs, ô Altesse Souveraine, bref, vous aurez compris l'essentiel.
| Sujet: Re: ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière Mer 18 Juin - 12:34 | |
| [Merci Maryska. Du coup, j'enchaîne.]
Aucune réponse. Ce n'était pas vraiment sans surprise. Après tout le spectre s'adressait plus à un seul être qu'à eux tous. Elle n'obtiendrait sans doute aucune réponse probante de la part de cette... Chose? Difficile de définir une entité qui changeait d'âge et d'apparence en un rien de temps. Pour la peine, elle en serait presque venue à penser qu'il s'agissait non pas d'un défunt, mais d'un mauvais tour joué par un expert en la matière. Mais il fallait bien avoue que si c'était le cas, l'expert était très doué. L'ambiance sinistre du cimetière n'arrangeait pas vraiment la situation. La Harpie s'attendait presque à entendre au loin le cri d'un loup ou la plainte d'un corbeau. N'importe quoi qui puisse s'ajouter à merveille au lugubre du lieu. Les prunelles de Pearl se perdirent ailleurs, plus loin, par-delà les tombes et le mur d'enceinte du cimetière. La ville continuait de perdre la tête. Et pourquoi s'attardait-elle ici? L'angoisse commençait sérieusement à se faire ressentir. Plus elle y pensait, plus elle était convaincue qu'en ce moment, elle aurait mieux fait d'être au château, d'organiser la défence du domaine. Avec la panique en ville, les lieux clés de Dark Shadow seraient forcément pris d'assaut. Les magasins, les lieux administratifs, et les demeures luxueuses ou à la symbolique importante. Le seul endroit qui devait être tranquille était certainement le quartier général des lycans, peu accessible si l'on en connaissait pas l'accès. Combien de temps les grilles verrouillées de son château pourraient résister à une attaque massive? Et impossible pour les immortels de fuir. La majorité humaine risquait de devenir un problème, dans ce genre de situation. Tout foutait vraiment le camps décidément.
Son inquiétude était telle que malgré elle, elle lâcha un soupir mêlé d'un gémissement certes à peine audible, mais bel et bien présent. Ses ailes s'agitaient, elle en étira une, plus dans le but de chercher à se détendre que par réelle nécessité, et dans son geste, une plume se détacha, voleta jusqu'à se perdre dans la brume qui envahissait le sol du cimetière. Décidément cette soirée était plus que gênante. Elle n'arrivait toujours pas à savoir pourquoi elle avait suivit ce spectre au lieu d'envoyer quelqu'un d'autre à sa place. A oui, personne au château sauf elle ne l'avait remarqué. Mais maintenant que son regard déviait sur Elliana, elle se demandait sérieusement en quoi elle était impliquée. Trois harpies, une vampire, une humaine, le groupe était très mal proportionné, et malgré un passé plus que douteux, Pearl ne voyait pas en quoi les harpies pourraient être mêlées aux problèmes ambiants. La paix avait pourtant été faite. Il ne restait donc plus que... Les prunelles félines dévièrent sensiblement sur la vampire. Si elle se basait sur le concept de trêve, Maryska n'y était pour rien. Il ne restait plus que les vampires et les lycans. Hors elle avait une vampire juste sous le nez. Soit les lycans aux abonnés absents ici en étaient la cause, soit les vampires s'amusaient énormément en observant leur oeuvre. Ou alors c'était la faute à autre chose, une chose qui les dépassait tous. Cette option, parfaitement envisageable, était aussi la plus pénible à considérer. La perspective d'être désarmée au sens figuré ne plaisait pas du tout à la reine des harpies.
La voix de Maryska était presque salvatrice dans ces réflexions inquiétantes. Pearl aurait voulu une solution, un coupable, quelqu'un à blâmer pour ensuite réparer les dégâts, mais il n'y avait rien à part des interrogations qui commençaient sérieusement à la rendre... Nerveuse? Peut-être même pire que ça. Elle se crispa, surprise dans ses pensées, mais accueilli malgré tout le murmure de la tueuse comme un commencement à quelque chose, toujours meilleur à prendre que le silence. Elle soulevait un point intéressant. Sangre était-elle derrière tout ça? C'était probable. La grande majorité des grosses vacheries faîtes aux habitants de la ville ces deux derniers siècles étaient bien souvent l'oeuvre de la déesse. Pourtant, elle n'hocha pas la tête. La conception était bien trop travaillée, bien trop tordue et surtout bien trop ample pour être issu de l'esprit tourmenté de Sangre. Et il était plus que probable que la déesse ne prendrait pas le risque de détruire sa ville sur une simple envie de s'amuser. Elle pouvait être folle, mais pas à ce point. Pearl inclina à peine la tête, murmura tout juste assez pour que Maryska l'entende en retour.
"Sangre ne prendrait pas le risque de détruire son terrain de jeu. Et comment trouver une source dans la folie générale? Il sera sans doute très difficile de trouver quelqu'un à interroger."
Restait-il encore quelqu'un capable de réfléchir convenablement? Pearl elle-même avait la désagréable impression de perdre la tête, de ne pas être capable de mettre de l'ordre dans ses propres réflexions. C'en devenait aussi honteux qu'épuisant. Pourtant il fallait bien compter sur les chefs pour mettre de l'ordre, non? Et ici, malgré tout, deux responsables influents de la ville étaient présentes. Et bien qu'elle se sentait en mesure de remettre en question l'intégrité de Maryska, Pearl était forcée de faire un choix au contexte presque politique.
"Mais effectivement, ce n'est aps en restant ici que nous pourrons trouver ce qui se passe. Apparemment il y a un coupable bien défini, le tout est de le trouver. A ton avis, qui aurait intérêt à provoquer une émeute de celle ampleur ici? Je n'aurais pas cet intérêt, toi non plus, ni aucun immortel. Logiquement, la menace doit venir d'ailleurs, non?"
Ou comment se donner un objectif sans avoir à accuser qui que ce soit de présent. Avant tout il était nécessaire de se mettre en confiance, ne serait-ce que pour se rassurer. Ensuite, s'il y avait un traître, le relâchement l'inciterait à commettre une erreur. Mais encore fallait-il qu'il y ait un traître dans ce cimetière. _________________
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|  | | | ~ Groupe num 3 ~ : Cimetière | |
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