
Une ville où la noirceur a pris le dessus sur la lumière depuis des décennies... |
| | Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] | |
| | | Auteur | Message |
|---|
Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Mer 28 Mai - 16:24 | |
| Il était tard, il faisait nuit. Le ciel était d’encre, la lune décrivait une faucille parfaite dans le ciel parsemé d’étoiles plus ou moins scintillantes. Un léger vent faisait virevolter les feuilles d’arbres qui jonchaient le sol. Elles dansaient en rythme avec le vent, tel un homme et une femme dansant une valse. Elle tournoyaient et s’élevaient dans les airs pour retomber un peu plus loin et virevolter encore et encore. Le parc était calme, peut-être trop calme ? Il avait encore cherché la trace des hommes qui avaient tués sa femme, mais apparemment ils étaient partis depuis longtemps. Il ne pourrait donc pas la venger. Il soupira en pensant à ceci pis s’assit sur un banc de bois, sous un grand arbre.
Une brise souffla, les cheveux du jeune homme en suivirent les mouvements. Posant ses coudes sur ses genoux, il cala son menton sur ses mains jointes, et se lançant dans d’intenses réflexions. Cette ville était vraiment très étrange. Et toutes ces rumeurs qu’il avait entendu, étaient-elles fondées ou non ? Il avait entendu dire tant de chose qu’il ne savait quoi en penser malheureusement. Et puis il ne connaissait personne ici. Puis les réflexions laissèrent la place aux souvenirs. Le souvenir déchirant de Viola inanimée dans les bras de son frère qui avait tout tenté pour la sauver, son enterrement, la première fois qu’il avait retrouvé ses assassins, son étrange rencontre avec la Comtesse.
Il s’était passé trop de chose en peu de temps, cela en faisait trop pour lui. Si bien qu’il avait laissé sa famille derrière, et il ne savait même pas s’il les reverrait un jour. Il ignorait s’il pouvait revenir en arrière, rebrousser chemin pour rentrer chez lui. Mais en fait, lorsqu’on entrait dans les murs de DarkShadows, on ne pouvait plus en ressortir, c’était finit. Il ignorait encore qu’il était condamné à errer en ces murs de la ville maudite.
Pauvre Adrian, tu ne sais pas ce que la vie te réserve ici, tu ne sais pas encore que tu devrai courir, t’enfuir et te cacher pour préserver ta vie, pour préserver ton âme de tout ce qui rôde ici aussi bien la nuit que le jour. Il te faudra trouver d’autres personnes comme toi pour qu’ils te disent ce qui se passe ici, de qui tu dois te méfier, car les loups montrent patte blanche pour t’attirer et ensuite refermer leur crocs sur ton cou, ou t’emmener dans leur monde. Tu ne savais pas encore, mais tu ne tardera pas à connaître, que tu le veuille ou non, car en ce moment, alors que tu te pose tant de questions, tu ne sais pas qu’une silhouette est en approche, fine, et silencieuse comme la Faucheuse…
[Finalement j'ai réussis à faire quelque chose, en espérant que cela convienne ] _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Jeu 29 Mai - 9:10 | |
| « Destin, Va où tu veux, Meurs où tu dois. »
Le temps était incertain, la brume allait et venait, sans se poser véritablement. La nuit avait élu domicile et personne ne se trouvait dans les rues. Les habitants de Dark Shadows avaient appris avec le temps que sortir la nuit était bien plus dangereux que psalmodier quelques hérésie en face d'un Inquisiteur. C'était donc dans une absolue solitude qu'une ombre évoluait parmi l'obscurité présente. Certes, cette ombre avait l'instinct animal, certes, elle aimait être en compagnie des siens de préférence, ou bien d'une quelconque présence, cela l'aurait distraite un tant soit peu, mais non, elle marchait, errait presque, divaguait sur la voie publique, se demandant comment passer un peu plus de temps, comment accélérer la cadran de Chronos.
La silhouette marchait calmement, ombre parmi les ombres, silencieuse comme la mort qu'elle portait. Hélàs, ce n'était guère une ombre prude et innocente, elle renfermait au fond d'elle une sauvagerie qui ne demandait qu'à se défaire de son carcan d'assurance et de bienséance. Une lumière filtrant à travers les vitres sales d'une maison éclaira vaguement l'ombre et l'on put découvrir le visage pâle d'une jeune femme qui semblait sourire à la scène familiale qu'elle pouvait voir. Toute vêtue de noire, une drôle de ceinture à sa taille, elle semblait étrangère à ses lieux, et pourtant, elle ne comptait plus le nombre d'années passées ici. Ses pas étaient silencieux et sa longue chevelure noire flottait au gré du vent derrière elle. Avec lassitude, elle quitta la rue, laissant la famille aller se coucher.
Ce fut vers le parc que la menèrent ses pas. Le long des allées gravillonées, paisiblement, elle avait à nouveau retrouvée son apparence d'ombre parmi les ombres. Quelques rêveurs auraient pu croire là à l'apparition de la Grande Faucheuse, oui, cela pouvait être vrai, si seulement elle avait eu une faux. Oh, mais elle n'était pas inconnue à cette Toute Puissante Mort. Non, elle ne terminait pas la vie des gens comme la Mort le faisait. Elle y mettait bien plus de bestialité que la Faucheuse. Alors la jeune femme continua son chemin sous le couvert sombre des arbres déjà noirs par le ciel sans lumière, sans étoiles, la lune se changeait en nouvelle lune et la faim en son ventre était évanouie pour l'heure. L'envie de tuer n'était pas présente, mais celle de jouer, peut-être, d'ailleurs, un sourire plus large trouva refuge sur ses lèvres carmines.
Une odeur suave traversa alors son chemin et le regard de la jeune femme s'éclaira. Un humain n'était pas loin, et en cette nuit, soit il ne savait pas, soit il était suicidaire. Elle s'approcha, jusqu'à le distinguer de dos, assis sur un banc, sous un arbre. Il semblait fatigué, le dos vouté, las peut-être. Et bien, elle qui trouvait que les nuits s'éternisaient de plus en plus... Autant voir ce que valait cette personne. D'un pas calme, elle s'approcha alors, jusqu'à ce qu'elle soit assez près pour être entendue, vue et repérée par cet homme. Par une plus pur coincidence, ou presque, c'était là la bonne longueur pour pouvoir faire usage de son fouet, si jamais, cet humain se prenait pour un surdoué de la violence. Elle savait d'ailleurs que le nombre de chasseur était croissant de jour en jour. Désormais, il fallait être prudente.
La jeune femme ne fit aucun mouvement de plus dans sa direction, ni ne parla, préférant garder le silence, contempler la beauté de la jeunesse humaine à son apogée. L'apanage des Hommes... _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Jeu 29 Mai - 12:03 | |
| Elle tourne encore la roue de ton Destin, cher Adrian. Tu es toujours, le menton posé sur ses mains jointes, les coudes sur tes genoux. Tu regarde le sol, toujours au fin fond de tes pensées, douloureuses ou non, mais elles sont toujours là, elles sont si fraîches, les blessures de ton cœur. Pourtant il ne s’est pas écoulé tellement de temps. Tu ne peux oublier, il te faut de l’aide. Seulement, il t’est impossible de choisir toi-même l’aide que tu voudrais recevoir. Elle est là, Elle s’approche, silencieuse comme la mort. Elle est celle qui t’apportera de l’aide qui sait. Mais tout dépend du sens que l’on peut donner au mot ‘aide’.
Tu baisses encore la tête, afin de poser ton regard sur tes pieds. Mais relèves la tête pauvre fou ! Elle est si proche et si loin de toi à la fois, tu ne la vois donc pas ?! A trop t’enfoncer dans tes pensées, tu ne fais plus attention à ce qui t’entoure, et c’est bien dommage. Il soupire, et ferme les yeux un instant. Une brise souffle, elle est si fraîche. Tu relève enfin la tête, regardant droit devant toi quelques secondes. Tes yeux bleus/gris dévient sur la droite et tu sursaute. Tu la vois enfin, la Faucheuse. Elle est si belle, sa beauté te saute aux yeux et tu parais comme pétrifié. Elle a de longs cheveux noirs, une peau telle de la porcelaine. Tu te lève, une expression de surprise inscrite sur tes traits fins.
"Vous m’avez fais peur Mademoiselle"
Tu daigne enfin prendre la parole, certes timidement, mais tu le fais. Cette jeune femme à l’air tout ce qu’il y a de plus normale, elle à l’air si douce en la voyant comme cela. Tu te passe une main derrière la tête pour te donner une contenance, et tu regardes autour de vous. Il n’y a personne à l’horizon.
"Je ne m’attendais pas à rencontrer quelqu’un à cette heure…. "
Adrian ne dit rien de plus, préférant ne pas importuner la demoiselle en racontant ses péripéties pour arriver jusqu'ici et tout ce qui s'en suivait. Il ne se doute de rien, pour lui il ne s’agit que d’une simple humaine, rien ne peut lui indiquer la vraie nature de la jeune femme, mais peut-être que le jour viendra, où il saura…
[J'espère que ça va mon rp et que ça ne bloque pas l'inspiration ] _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Jeu 29 Mai - 12:55 | |
| « Never fear me, I will look after you, Never betray me, or I will kill you... » Morphée de Montségur
De là où elle se trouvait, la jeune femme pouvait aisément observer qu'il était encore jeune, dans la force de l'âge, perdu dans ses pensées, absorbé dans son esprit. Son sourire s'étira un moment. Amusée, elle attendit, dans le silence, un de ceux qui pouvait rivaliser avec le murmure muet d'une tombe. Aucunement, elle ne chercha à attirer son attention par un signe, un mouvement, une parole ou un simple bruit. Elle le fixait tout simplement, penseur qu'il était, errant très certainement dans des souvenirs qui lui étaient propres. Elle laissa le vent bercer ses cheveux, sussurer à son oreille les bruits que seuls les animaux pouvaient entendre, car après tout, elle avait un animal des ténèbres en elle. Mais ce dernier ne grognait pas, pas encore, il restait bien tapi au fin fond de ce qui pouvait lui rester d'âme.
Et puis il sortit enfin de ses pensées, se redressa un tant soit peu et fixa une ligne d'horizon droit devant lui. Mais surement sa vue avait dû se rendre compte que la silhouette de la jeune femme venait d'apparaître dans l'image. Calme et immobile, elle attendit qu'il ne daigne tourner son attention sur elle. Ce qui ne tarda guère à arriver par un soudain sursaut, ce qui fit agrandir le sourire de la jeune femme. Oui, jeune... Il ne pouvait l'être autrement. Humain, c'était certain. Chasseur? Lui faire peur? Alors non, pas de chasseur, mais tout de même méfiance s'imposait. Son sourire passa de l'amusé au presque timide, un éclat joyeux dans le regard. Elle, faire peur ainsi? Elle en prenait cela pour de la flatterie, ou tout comme.
- Pardonnez-moi, ce n'était nullement mon attention.
La voix de la jeune femme était presque murmurée, juste assez élevée pour qu'on puisse l'entendre. Certes, d'ordinaire, face à un humain, aussi peu... comment dire... qui ne montrait pas sa classe sociale, ou bien au contraire, c'était si évident qu'il appartenait à la basse population qu'il n'y avait aucun doute. Oui, mais là, la jeune femme avait trouvé un jouet, son humeur espiègle, car la nuit serait longue et l'ennui de la solitude la guettait. Alors quand on trouve un jouet, on essaie de le garder. Il ne tarda cependant pas à reprendre. Certes, il avait très certainement raison. Les temps n'étaient pas aux sorties sans chaperon pour les demoiselles sans défense.
- La ville dort et ses habitants également, mais l'insomnie est mon mal quotidien.
Elle resta encore un moment sans bouger, le fixant, d'un oeil qui se voulait bienveillant. En temps normal, il aurait fait une merveilleuse proie. Mais cette nuit, n'aurait de but qu'un moment de jeu. Il était du genre à être séduit, supposait-elle, à être gardé sous son aile. Elle eut presque envie de rire, il fallait parfois reculer pour mieux avancer. Elle n'était nullement doté d'un don de prédiction, mais se demandait tout simplement si par lui, elle pouvait atteindre les sommets du pouvoir. Elle refoula cette idée saugrenue, elle ne pouvait le prévoir, ne le connaissant pas. Mais c'était sa vision, l'effet qu'il avait sur elle, sa jeunesse, sa naïveté, du moins, le considérait-elle ainsi qu'elle appréciait.
- Seriez-vous nouvel arrivant en cette ville? J'avoue ne jamais vous avoir croisé en ces lieux et dussè-je y errer longuement.
Jouer, connaître, posséder... _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 31 Mai - 5:15 | |
| Ses yeux étaient captivants, il ne savait pourquoi, mais ses iris, fixaient ceux de la jeune femme. Il se reprit, ne voulant pas que la demoiselle se sente offensée par ses regards insistants. Elle n’avait fait aucun bruit en s’approchant de l’endroit où il se tenait. Ou peut-être en avait-elle fait, mais il avait si occupé par ses pensées qu’il n’avait rien entendu. C’était tout à fait plausible. Il n’avait pas même eut la sensation d’être observé. Mais lorsqu’il fut sortit de ses souvenirs plus ou moins douloureux, il l’avait aperçue. Depuis quand l’observait-elle ? Il l’ignorait. La jeune femme avait sourit lorsqu’il avait sursauté, il eut un sourire confus à son tour. Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine, ce qui était dû à la surprise de cette douce apparition. Mais il se calma très vite, reprenant un rythme acceptable.
Lui faire peut n’était pas dans ses attentions avait-elle dit. Il voulait bien la croire. Pour lui, n’importe qui aurait pu sursauter en étant à sa place. Mais cela, rien n’était moins sûr s’il s’agissait de chasseurs, personnages dont il ignorait encore l’existence. La voix de la jeune femme était si douce, comme un murmure. Elle lui avoua qu’elle était insomniaque lorsqu’il lui dit qu’il ne s’attendait pas à rencontrer quelqu’un à cette heure. Il lui sourit et lui proposa, d’un signe de main, de prendre place sur le banc de bois si elle le souhaitait.
Il ignorait tout de la jeune femme, de ses intentions de faire de lui un jouet, il l’a voyait comme une simple femme, une simple humaine insomniaque qui se promenait la nuit faute de pouvoir dormir paisiblement jusqu’au petit matin. Puis elle lui posa une question, elle voulait savoir s’il était un nouveau venu dans la ville, car elle ne l’avait encore jamais rencontré auparavant. Adrian lui sourit et prit la parole.
"Et bien oui, je viens d’arriver. Et j’ai trouvé cela étrange de voir bien peu de monde dans les rues, même à cette heure. Cette ville ne ressemble en rien à ce que je connais…" dit-il en regardant aux alentours, avant de reposer son regard bleu/gris sur la jeune femme.
"Oh pardonnez-moi ma demoiselle, j’en oublie les politesses." dit-il en s’approchant doucement de la belle.
"Je me nomme Adrian Crowfield" dit-il en saisissant doucement la main de la jeune femme en effectuant un baisemain, avant de lui rendre la sa liberté.
Peut-être trouverait-elle cette façon un peu trop clichée, mais que voulez-vous, Adrian était comme ça. _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 31 Mai - 13:59 | |
| C'était des rencontres les plus étranges qui font les meilleures nuits. La jeune femme n'avait pas le désir, ni le besoin de tuer, pas encore, sa lassitude, son ennui disparaissait alors que devant elle, un jouet des plus innocents était là, à lui parler, à la distraire. Oui, son errance de la nuit banale qu'elle avait cru entreprendre ce soir venait de se transformer en une merveilleuse rencontre, pleine de découvertes lui semblait-il. Le jeune homme était des plus attirant, de part sa carrure, jeune, à l'apogée de sa vie mortelle, à l'attirance du mâle qu'il était, mais d'autre part par son innocence, son sourire qui évoquait la joie de vivre. Vivre, un mot qu'elle n'avait pas espérer ne serait-ce que penser depuis bien longtemps. Décidément, cet homme était comme une lumière dans la nuit. Au moins, elle allait pouvoir s'en occuper toute la nuit. Qu'importe ce qui allait se passer sous cette fine lune, elle ne le lâcherait pas avant le petit matin, vivant ou non.
Il lui proposa de s'asseoir, d'un geste bienveillant de la main, ce qu'elle remercia d'un sourire et vint alors, docile prendre place à ses côtés, son regard n'échappant point au sien et qu'importe ce qui se dérouler autours d'eux. Morphée n'avait d'yeux que pour lui. Il répondit qu'il venait en effet d'arriver. Cela n'étonna guère la jeune femme. Bien sur, c'était si évident. Une rencontre sous le ciel nocturne était d'une rareté de nos jours. Et les diners sous les étoiles devenaient de plus en plus difficiles à trouver. Peut-être ferait-il le sien en cette nuit. Son fin sourire s'agrandit. C'était là une idée des plus alléchantes. Elle brisa leur contact visuel pour lui répondre, fixant la noirceur du sous-bois du parc, en face d'elle.
- Les habitants de cette ville ont compris que la nuit, les ombres deviennent vivantes, sombres, mystiques et dangereuses. Celui qui sort est celui qui ne reviendra pas. Cette ville est... peu recommandable. J'ai bien peur que vous n'ayez fait le mauvais choix de venir vivre ici...
Elle pausa un moment avant de tourner le regard vers lui. La lueur de son regard sombre était amusée, espiègle, puis son sourire devint un rire enfantin, comme si les paroles qu'elle venait de prononcer n'étaient là que pour lui faire peur le temps de la paroles, mais que tout ceci n'était là que pour un amusement d'enfants.
- Pardonnez-moi, je n'ai pu résister... Mais vous avez raison. C'est une ville peu ordinaire, au passé unique et au futur morne...
Alors qu'il s'approchait, elle le dévora encore plus des yeux, son regard avait capté le sien et son visage tourné vers lui. Elle le regarda faire, prenant alors sa main pour l'apporter à ses lèvres. Le baisemain était peut-être considéré comme dépassé, mais la jeune femme avait longtemps vécue dans ce même passé, si bien qu'elle apprécia son geste et ne retira que très lentement sa main de celle du jeune homme. C'était bien rare qu'elle accorde de l'importance à un humain, un humain qui n'avait aucun pouvoir ici-bas, dans cette ville-prison, mais Adrian avait ce petit quelque chose qui la retenait d'en terminer avec sa vie. Oh que oui, elle allait s'amuser ce soir. Pour lui rendre la politesse, elle inclina légèrement la tête.
- Morphée de Montségur... Dites-moi, Monsieur Crowfield, que faites donc vous dans cette calme et paisible ville?
Oui, d'abord le connaître lui. Comme tout bon chasseur, Morphée savait apprécié et connaître sa proie avant de l'abattre sans coup férir... _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 31 Mai - 16:39 | |
| La nuit avançait, encore et encore, la lune jouait à cache-cache avec les nuages, les étoiles ressemblaient à des paillettes d’argent que l’on aurait parsemé de ci de là. Une magnifique nuit en somme. Une rencontre dans les ténèbres du parc, pas un souffle, pas un murmure ne venait troubler l’échange de paroles qui se passait entre la jeune femme et Adrian.
En jeune homme bien éduqué, il avait proposé à la jeune femme de s’asseoir sur le banc de bois qui était situé juste derrière lui. Il fût gratifié de son geste par un sourire de la demoiselle, il lui rendit donc son sourire par la suite. Elle n’avait pas eut l’air très étonnée de la réponse qu’il lui avait fournie, quand à savoir s’il était un nouvel arrivant en ces murs. Il se demanda bien pourquoi, mais se garda bien de lui poser la question. Devait-il arrêter de fixer ses yeux ? C’est ce qu’il se demandait également. Mais il fallait dire qu’elle aussi le fixait droit dans les yeux. Un regard fuyant ? Comment le prendrait-elle ? Il l’ignorait, et ne s’y risqua donc pas. Les yeux de la jeune femme se tournèrent alors dans une autre direction, lorsqu’elle se mit à lui parler. Il ne comprenait pas vraiment ce qu’elle disait, mais il l’écoutait avec grand intérêt.
"Pourquoi ?...Pourquoi est-ce un mauvais choix que d’être venu ici ? Je ne comprends pas" dit-il doucement, en fronçant légèrement les sourcils.
Et son regard si captivant se reposa sur lui. Il ne put s’empêche de la fixer quelques minutes en souriant. Elle s’était mise à rire, et même s’il ne comprenait pas vraiment pourquoi, cela fait du bien d’entendre quelqu’un rire. Il n’avait pas entendu de rires depuis un long moment. Elle s’excusa de ce rire puis reprit plus sérieusement si l’on pouvait dire. La jeune femme acquiesça les dires du jeune homme. Cela prouvait qu’il savait au moins ceci sur la ville, mais il y avait tellement de choses plus importantes qu’il ignorait encore… Le fait qu’il ait employé le baisemain pour saluer la jeune femme avait semble t-il, été apprécié par cette dernière. Si bien qu’elle avait prit son temps pour retirer sa main de la sienne. Enfin, c’est ce qu’il pensait savoir. Morphée De Montségur… Morphée, quel doux nom. Cela lui rappelait un personnage de la Grèce Antique, mais là, rien à voir avec la beauté et la douceur de la jeune demoiselle.
Puis la question de la jeune femme l’interpella. Son sourire disparut de ses lèvres en entendant ces mots. Son regard dévisagea la belle, pour se poser sur le sol. Avec cette si plaisante rencontre, il en avait oublié ce dont pourquoi il était venu. Le souvenir des deux hommes lui revint en mémoire. Il finit par marcher quelque peu, tournant le dos à Morphée l’espace de quelques secondes pour ensuite se retourner et poser son regard sur elle.
"Je… J’étais à la poursuite de deux hommes qui ont…"
Il se tu un instant.
"Qui ont tué la femme qui comptait le plus à mes yeux. Ils l’ont tuée et ont brûlé le manoir dans lequel nous vivions…" dit-elle en la dévisageant de nouveau.
C’était encore dur en ce moment, et le fait d’en parler était difficile. Mais il avait prit sur lui pour répondre à la demoiselle.
"J'ai perdus leur trace dans cette ville." ajouta t-il. _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Lun 2 Juin - 15:36 | |
| "Pourquoi ?...Pourquoi est-ce un mauvais choix que d’être venu ici ? Je ne comprends pas"
- De sombres malheurs emprisonnent cette ville. Et quand la nuit se fait noire ou que la Lune se fait ronde, il y a des cris, des hurlements. Si vous tendez l'oreille, si vous pouvez percer les ténèbres de votre regard, vous les verrez, vous les entendrez...
Quelques paroles dociles pour lui répondre, d'autres pour le tromper encore plus dans le doute. La jeune femme qu'elle était ne cherchait nullement à lui dire la vérité si facilement. De toute manière, il l'apprendrait bien vite qu'il le veuille ou non. Il était arrivé là sans le vouloir. Il ne pourra plus jamais sortir de cette ville. S'il se savait prisonnier, il n'aurait surement pas ce doux sourire qu'il avait pour elle. Et puis il se leva et la lycanthrope dut user toute la volonté du monde pour ne pas lui sauter dessus, le mordre au sang, en faire son martyr, en faire son jouet en quelques coups de fouet. D'ailleurs, inconsciemment, sa main était venue se porter à sa taille, contre la longue lanière de cuir. Morphée écouta avec attention le pourquoi de sa venue. Ainsi, il était à la recherche d'assassins, des tueurs. Alors c'était par revanche, par colère, tout cela amusait la jeune femme. Oui, la colère, douce et délicate ire qui chantait à ses oreilles. Elle aimait cet air suave de vengeance qui flottait tout autour de lui alors qu'il devait penser à son passé, qu'il se remémorait les souvenirs d'antan, du moins c'était là, l'impression qu'il donnait. Le sourire amusé de la lycanne devint plus joyeux, son regard s'enflamma d'une lueur encore inconnue, mélange subtil entre de la colère, de la haine, de la joie et une infinie volonté de vices et de tortures...
- Vous traquez donc des assassins... pour en devenir un vous même... Punir le meurtre par le meutre.
Elle se leva et s'approcha de l'homme, lentement, baissant un moment le regard, comme si timide elle était devenue. Peur qu'il ne tue? Crainte de la Mort? Alors qu'une jeune femme de sa condition aurait poussé cris et terreurs, Morphée semblait si en connaissance de cause. Elle vint si près que ses lèvres frôlèrent l'oreille du jeune homme.
- Et bien Monsieur Crowfield, je crois que votre vœu est exaucé: vous ne trouverez que des meurtriers en cette ville et si peu d'innocents.
Elle se recula, un sourire angélique sur le visage, éclairé par le peu de rayons de lune.
- Bienvenue à Dark Shadows, Monsieur Crowfield
Allait-il fuir? Après tout ses paroles auraient très bien pu la faire passer pour une folle. Allait-il rester? Elle retourna s'asseoir sur le banc dans l'ombre du grand arbre qui la fondait dans les ténèbres. Quoi qu'il arrive, elle le retiendrait ici, par la douceur ou bien par la violence. D'un air malin, elle tourna le visage, mais pas le regard qui restait cloitré dans celui du jeune homme.
- Voyez la Tour au Sud, c'est l'une des quatre qui entourent cette ville et qui forment un cercle infranchissable. Vous êtes entré et vous ne pourrez jamais en ressortir. Cette ville est une prison aux murs invisibles. Mais voyez le bon côté des choses... Vous avez désormais tout le temps pour retrouver les assassins de votre passé... _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 7 Juin - 15:12 | |
| Adrian, il ne voyait pas ce que la jeune femme voulait dire. En fait, il n’avait pas encore conscience des choses mystérieuses et surnaturelles qui l’entouraient. Il pense tout de suite à des voleurs, des malfrats et autre catégorie criminelle, mais pas aux vampires, loup-ga rous et autres entités qu’il serait loin d’imaginer. Et pourtant, et pourtant… en les murs de Dark Shadows, tout devenait possible. Cependant, il posa la question, pour être sûr.
"Mais de quoi parlez-vous ? Je ne comprends pas. Qu’est-ce que je dois voir et entendre ?" lui demanda t-il.
Il voulait savoir, il voulait comprendre. Cette ville lui paraissait de plus en plus étrange et inquiétante, tout ceci renforcé par les dires de la jeune femme qui plus est. Il s’était levé du banc, quelque peu nerveux sans doute, avait fait quelques pas et s’était retourné vers la belle. Il avait énoncé le pourquoi de sa venue en ces lieux, il recherchait les assassins de sa femme. Lorsque l’on s’attaque à des gens qu’on aime, on ferait tout pour les protéger, ou alors tout pour les venger. Adrian voulait venger la mort de sa femme, et il ferait donc tout ce qu’il pourrait pour satisfaire sa vengeance. En apercevant le sourire de Morphée, il ne pu réprimer l’envie de lui sourire aussi. Mais il se dissipa en entendant ce qu’elle venait de dire.
"Exactement. Je n’ai pas trouvé d’autres solutions… si je pouvais faire autrement, croyez bien que j’aurai saisis cette solution. " dit-il calmement, avec un air si sérieux.
Puis elle se leva, la belle ténébreuse, approchant alors lentement d’Adrian qui la regardait. Il sembla surprit lorsqu’elle vint chuchoter à son oreille. Il resta pétrifié sur place, alors qu’il écoutait les mots de la belle, filer un à un à son oreille. Beaucoup de meurtriers et si peu d’innocents avait-elle dit. Oui, au fond de lui il avait pressentit quelque chose comme ça, puisqu’il n’avait encore rencontré personne en ville. Et elle se recula, la charmante demoiselle, souriante. Un rayon de lune éclaira son visage. Elle lui souhaitait la bienvenue à Dark Shadows. Etrange comme nom pour une ville… La belle était allée reprendre place sur le banc de bois, le jeune homme l’avait suivit du regard, silencieux. La ténébreuse lui parla ensuite de la Tour au Sud, lui expliquant qu’il s’agissait-là d’une construction qui entourait la ville agissant donc comme une barrière. Le regard d’Adrian exprima la stupeur, lorsqu’elle lui dit qu’il était entré et qu’il ne pourrait plus jamais en ressortir. Ses yeux fixèrent le sol.
"Non….c’est impossible… mais pourquoi ?! Mais que se passe t-il dans cette fichue ville ?!!" lança t-il paniqué.
Il voulait sortir, revoir son frère qu’il n’aurait pas dû quitter. Le jeune homme faisait les cents pas, telle une bête en cage. Il se disait que c’était impossible, qu’il pourrait en sortir et rejoindre sa famille.
[Pardon du retard ^^"] _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Dim 8 Juin - 5:24 | |
| L'innocence, ce sentiment si naïf, si amusant que la jeune femme était devenue jusqu'à joueuse avec ce jeune homme dont elle n'aurait en temps ordinaire fait qu'une bouchée. Il était sans famille, sans attache, attirant, oui, il aurait fait un très bon repas, et puis au moins, il n'était pas décharné, en pleine force de l'âge et elle le sentait en bonne santé. Taquine, elle se mordit la lèvre inférieure, retenant à son maximum, sa volonté d'en faire un met délicieux et appétissant. Morphée laissa son regard sombre percer les ténèbres aux alentours, il n'y avait personne, personne pour les déranger, ce soir serait un banquet, à moins que... non, pas pour le moment, elle avait envie de jouer, pas de donner naissance. S'il était sage, alors peut-être. Elle était au comble de sa joie et elle lui répondit:
- La peur, Monsieur Crowfield.
Quand il lui parla de sa vie passée, de cette femme qu'il avait aimé et aujourd'hui disparue, son sourire s'éclipsa un instant avant de retrouver sa place éternelle et indétrônable sur ce visage angélique qui semblait devenir mystique, inquiétant. Qu'il devienne assassin, elle ne l'en blamait pas, bien au contraire. Tuer, massacrer, exterminer, le sang était roi, le mal au pouvoir et la torture la plus fidèle des amantes. La vengeance bouillonnait dans ses veines et l'attirance d'Adrian devenait bien plus forte de seconde en seconde.
- Non, non, Adrian, il n'y a pas d'autre solution. La vengeance est bien trop brûlante pour être autre chose que le meurtre, mais elle noircira votre âme à jamais. Et à cela, je peux vous aider et pour votre vengeance, et pour votre âme.
Ses mots étaient à peine portés par le vent, l'air silencieux du parc endormi. Morphée était dans son monde, l'homme ne faisait qu'y entrer, bientôt il découvrirait que tout ce qu'il avait cru, tenu par le passé, n'était que miettes dans le vent, bientôt balayées... Une fois de retour sur le banc, elle lui expliqua qu'il ne pourrait plus jamais partir d'ici et qu'il était condamné. Il était clair que la lycanthrope cherchait à effrayer l'humain, mais ce dernier semblait curieux, naïf cependant, mais sans pour autant prendre la poudre d'escampette. Et pourtant, la peur s'insinuait dans son cœur, elle le ressentait sans mal, ce qui la fit plus sourire encore. Sans ménagement, elle lui répondit
- Cette ville est le tombeau des hommes et la prison de ce qu'ils appellent les êtres diaboliques, les créatures, maudite il y a bien longtemps par une divinité qui trouva fort dommage que ses créations s'entretuent. Depuis, cela n'a guère changé, mais, nous sommes confinés dans cette ville.
Elle le regarda un moment déambuler, tournant en rond, une énergie conduite par la peur, l'angoisse grandissait en lui. Lui non plus ne devait guère supporter d'être enfermé. D'ailleurs qui donc pouvait aimer se trouver derrière des barreaux, mais aussi invisibles soient-ils. Elle se leva soudainement pour aller à sa rencontre et l'arrêter dans sa marche, une main sur son torse. Un large sourire s'étendit encore sur ses lèvres, atteignant son paroxysme. Mais avant même de ne serait-ce que parler, elle le fit tomber, un léger coup de pied derrière le genou, juste assez pour le déséquilibrer puis sa main l'entraina par le cou, le guidant avec une force surprenante. Une fois qu'il fut à terre et sur le dos, elle vint à califourchon sur lui, ses longs cheveux encadrant son visage, ne gênant nullement les bras du jeune homme. Elle ne ressemblait plus à cette femme angélique qu'on aurait décrite aux premiers abords, mais plus à une tigresse, une étrange lueur brillante au fond de ses prunelles noires. Sa voix se fit presque rauque, à peine murmurée
- Croyez-vous aux Légendes, Adrian? ... Car vous vous trouvez au cœur même de peut-être la plus noires de toutes et seule la mort vous délivrera. Cette même mort vous guidera à travers votre vengeance, cette même mort vous rendra fort et à jamais éternel.
Aucunement, elle ne cherchait à le rassurer, ou même le retenir...
[Ca sera retenu sur ton salaire ^^] _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 14 Juin - 11:16 | |
| Tout lui était inconnu en ces lieux, la ville, ses habitants, tout, absolument tout. C’est pour cela qu’il ne comprenait pas où voulait en venir la jeune femme dans ses propos. Sa voix tel un murmure avait prononcé le mot ‘peur’. Serait-ce de cela qu’il était question lorsqu’elle lui avait dit qu’il devait voir et entendre ? Sans vraiment s’en rendre compte, il lui avait livré une partie de son passé, simplement pour répondre à une question que la belle lui avait posé. Passant machinalement une main dans ses cheveux, il ressassait dans sa mémoire, la poursuite des malfrats qu’il l’avait mené ici. Son regard se reporta ensuite sur la jeune femme lorsqu’elle avait prit la parole.
"Je n’ai plus rien à perdre maintenant. La personne qui m’étais le plus chère n’est plus là et… "
Il s’était tu, puis reprit.
"Comment pouvez-vous m’aider ? Je ne vois pas bien comment" dit-il en fronçant les sourcils.
Les discours de la belle commençaient à l’inquiéter. Il se demandait s’il ne ferait pas mieux de s’en aller au plus vite, ou de rester ici pour avoir le fin mot de l’histoire. Il écouta alors la suite du récit de la belle demoiselle, avec un certain intérêt.
"Vous voulez dire qu’il y a des créature mystiques en ces murs ? Des créatures immortelles ? Mais, mais…"
Il ne termina pas sa phrase, tant il était abasourdit par ce qu’elle venait de dire. Il avait recommencé à faire les cents pas en réfléchissant à ce qu’elle venait de lui dire. Puis elle s’était levée et s’était approchée de lui alors qu’il faisait toujours ses cents pas. Elle l’arrêta en mettant une de ses mains sur son torse et Adrian posa son regard sur elle. Il fronça les sourcils en apercevant un sourire sur ses lèvres, on aurait dit qu’elle manigançait quelque chose. En quelques secondes il se retrouva à terre sur le dos sans avoir eu le temps de réagir. Il se releva quelque peu, s’appuyant sur ses coudes, alors que la jeune femme se mettait à califourchon sur lui. Il se demandait à quoi était dû ce revirement de situation. Elle lui demandait s’il croyait aux légendes. Elle commençait vraiment à inquiéter le jeune homme qui n’osait faire de mouvement pour ne pas détrôner la jeune femme qui siégeait sur lui.
"Euh… j’ai beaucoup lu de livres traitant des légendes et des mythologies… alors on peut dire que oui, mais je ne vois pas où vous lez en venir" dit-il doucement tout en fronçant les sourcils. _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | Morphée de Montségur Lycan

Age : 23 Inscrit le : 25 Avr 2008 Messages : 76 Clan : Lycans Mini description : Louve aux allures de félin
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Lun 16 Juin - 13:10 | |
| "On en trouve bien peu qui osent, je ne dirai pas mourir, mais seulement courir un danger." B. Castiglione
Ah le passé, comme si on pouvait revenir en arrière. Y aurait-il quelque chose qu'elle regrettait? Elle ne savait point. En vérité, elle avait toujours voulu ce pouvoir, de décider, de diriger. Selon la Tragédie Grecque, c'était ce que l'on nommait l'Ironie Dramatique, selon les Temps moyen-âgeux c'était l'équivalent de la Roue de la Fortune. L'homme monte, monte vers le pouvoir et redescend lamentablement dans la décadence jusqu'à sa mort et son envoi dans les Enfers. Voilà bien longtemps que Morphée était morte. Elle ne regrettait pas cela. L'homme qui l'avait mordue lui avait offert la force, l'immortalité. De toute manière, elle aurait été prisonnière, tant qu'à faire, autant être dans le haut de cette classe sociale incapable de sortir de Dark Shadows que de rester tout en bas, dans la boue et devenir une proie. Non, cela, elle ne l'aurait pas permis. Oui, désormais, même si elle avait tué celui qui lui avait offert autant, elle était contente de sa vie. Seuls les barreaux invisibles la rendait mélancoliques. Mais nous n'avons jamais ce que l'on veut, n'est-ce point? Qu'importe. Alors qu'elle se remémorait tout ce passé dans cette prison à ciel ouvert, il lui demanda comment elle pouvait l'aider.
- Si vous cherchez l'absolution, Monsieur Crowfield, je peux vous l'accorder, et même, je pourrais vous donner l'autorisation d'aller bien plus loin encore, accomplir les vices et les méfaits les plus ignobles, les plus sanglants. Ne vous méprenez pas, car ici, le meurtre n'est que peu de chose dans cette triste région. Le bon du monde n'a pas sa place ici. Il n'existe que péchés et pénitences. La peur sera votre quotidien, mais si vous le voulez, Adrian, je serais là, à vous guider, mais il y a un prix...
Elle s'arrêta là, la lycanne avait adressé là des mots bien difficile à l'oreille, bien dangereux aussi. Gouter à sa chair tendre la défiait, si proche, si proche. Morphée n'avait pas encore répondu à sa deuxième question. Bien sur que oui, il existait des êtres mystiques. Elle en était la preuve vivante, ou plutôt morte... Qu'importe, au final, elle n'avait fait que hocher doucement la tête alors qu'il la regardait, les yeux exhorbités, ou presque, ahuris dirons-nous. La peur? Non peut-être pas encore, en tout cas, une grande surprise, ce qui plaisait Morphée au plus haut point. Elle qui savait si bien cacher ses émotions, elle avait devant elle, un jeune homme qui ne cherchait en rien à dissimuler ce qui se passait dans sa tête de mortel. Ce ne fut qu'une fois par terre, qu'elle ouvrit la bouche pour lui répondre:
- Les livres, tous des balivernes, auteurs mortels qui ne connaissent en rien le monde des Créatures de la Nuit. Adrian, je veux parler des des morts-vivants, des morts qui marchent, ce que certaines coutumes appellent les Fils de la Lune, des Enfants de la Nuit, des Filles de Séléné et des Immortels, tous mieux connu sous les noms bien plus courants des Loup-garous, des Vampires, des Harpies et... des Immortels. Ceux-là, n'ont pas changé de noms...
La main de la jeune femme se posa à nouveau sur le torse pour remonter lentement vers le col de la chemise, jusqu'au cou pour s'arrêter sur la joue. L'autre fit de même, ou presque mais se perdit dans la chevelure du jeune homme. Elle se pencha légèrement pour lui murmurer à l'oreille, ses lèvres frôlant sa peau
- Mais le plus important, c'est que vous êtes en face de l'une d'entre eux...
Sa main contre la joue bougea subitement, enserrant à nouveau le coup du mortel pour le placarder au sol. Son sourire avait perdu toute trace d'angélisme et n'était que plus sauvage, carnassier.
- ... et qu'elle ne sait toujours pas quoi faire de vous... Un mot, un geste, Adrian et elle pourrait changer d'avis. Dis-moi... As-tu peur de mourir? _________________
Dans les limbes de Chronos et le Labyrinthe du Minotaure Du 9 Juin au 21 Juin et du 27 Juin au 6 Août |
|  | | Adrian Crowfield

Inscrit le : 26 Avr 2008 Messages : 95 Clan : Humains Mini description : Un grand brun aux yeux bleu/gris, quoi dire de plus 8)
| Sujet: Re: Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] Sam 28 Juin - 7:42 | |
| Si seulement il savait à quoi tout ceci allait l’amener, jamais il n’aurait demandé à la jeune femme comment elle comptait l’aider. Tout se passait si vite, tout se bousculait dans la tête du jeune homme. Il s’était retrouvé à terre en un rien de temps, la jeune femme à califourchon sur lui. Lui qui la voyait comme une jeune femme bien sous tous rapports, jamais il n’aurait imaginé ce qui se passait à l’instant. Et il n’était pas rassuré non plus. Tout ce qu’elle disait, il n’y comprenait absolument rien. Mais il l’écoutait, car la curiosité l’emportait sur sa raison. C’est sa curiosité qui le poussait à poser toutes sortes de questions. Lui accorder l’absolution ? Mais que voulait-elle dire par là ? Un prix ? Mais quel prix ? Et pourquoi ?
"Un prix ?" lâcha t-il en fronçant les sourcils.
Il avait essayé de se relever un peu, mais cela lui était difficile var la demoiselle était encore sur lui. Adrian réussit tout de même à se caler sur ses coudes.
"Ne pouvant les voir de leurs propres yeux, les hommes ne font qu’imaginer ce qu’ils aimeraient voir. Ils leur donne forme dans leurs esprits, et chacun peut s’approcher de la vérité, mais ils ne peuvent vérifier…"
Il se stoppa lorsque la main de la jeune femme se posa sur son torse. Il regarda la main remonter jusqu’à son col ce chemise, passer sur son cou et arrêter son périple sur sa joue. Adrian leva alors les yeux vers la belle demoiselle, alors que son autre main était allée se perdre dans ses cheveux. Mais que faisait-elle ? Se demandait-il. Un frisson parcourut son échine lorsqu’elle vint lui murmurer quelques mots à creux de son oreille, et que ses lèvres frôlaient sa peau. Mais pourquoi son corps réagissait-il de cette manière ? Etait-ce de la peur ou autre chose ?
- Mais le plus important, c'est que vous êtes en face de l'une d'entre eux...
A cette réplique, les yeux du jeune homme s’arrondirent. Il n’eut pas le temps de rétorquer quelque chose qu’il se retrouva complètement à terre, une main de la jeune femme lui enserrait la gorge. De ses mains, il essayait de la faire lâcher prise, mais il trouvait qu’elle avait beaucoup de poigne. Et son regard, il n’était plus aussi doux qu’auparavant. Il était à présent sauvage, comme celui d’un animal. Elle lui demanda s’il avait peur de mourir. Son regard s’attarda dans ses pupilles, avant qu’il ne daigne répondre.
"Qui… qui n’aurait pas peur de mourir à ma place ?... Je ne sais pas si… j’ai peur de… mourir…" dit-il entre deux toux. _________________
Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine. - Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine - D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau ~~Joachim Du Bellay ~~ |
|  | | | Et la Roue du Destin tourne, tourne, tourne … [PV Morphée] | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|