Une ville où la noirceur a pris le dessus sur la lumière depuis des décennies...
AccueilFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Du sang sur la lune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Du sang sur la lune   Mer 16 Avr - 9:10

L’heure de fermeture de la boutique approchait enfin, elle avait envie d’un bon bain pour se délasser et masser ses pauvres pieds endoloris.

Tenir une boutique n’était tout de même pas de tout repos !
Les clients affluaient certains jours et d’autres pas un chat n’entrait, mais elle devait assurer la présence quoi qu’il en fût.
Elle commença à compter ce qu’elle avait encaissé aujourd’hui et fit la moue tout en se disant que ce n’était pas si mal après tout.

Refermant le tiroir caisse elle prit son jeu de tarot en main et se mit nerveusement à le manipuler le coupant de la main gauche et se distribuant les cartes comme pour se lire l’avenir à elle même, puis reprenant chaque carte en main pour finalement n’en tirer qu’une seule qu’elle ne regarda pas pourtant et rangea le jeu de cartes comme si de rien n’était.

Elle fit ensuite le tour de la boutique afin de ranger ce que certains clients avaient déplacé et donc de remettre tout en ordre pour le lendemain.

Vêtue d’une longue robe largement décolletée, verte pâle laissant ressorti la couleur des ses yeux émeraudes, elle portait des pendants d’oreilles en perles noires assortis d’un collier et d’un bracelet en perles identiques accompagnés de son éternelle bague avec un gros diamant noir à la main droite.
Sa main gauche portant une bague agrémentée d’une émeraude de taille moyenne.
Elle avait opté pour un style raffiné et sexy le matin même.

Elle se savait séduisante mais n’en avait cure. Simplement elle n’y pensait pas. Elle s’habillait au gré de ses humeurs ou parfois sans y penser elle prenait dans ses placards regorgeant de vêtements ce qui lui tombait sous la main et souvent sans se poser de question.
Elle était seule dans la vie et se demandait si son don faisait toujours aussi peur qu’avant…

Alors parlant comme si quelqu’un d’autre était avec elle, sachant qu’elle se parlait à elle même elle dit tout haut :


Ben si les hommes ont peur de moi pauvre femme parce que je peux les deviner à l’avance, c’est que ce sont des mauviettes !
L’homme : l’espèce dominante sur la terre n’est en fait qu’un physique fragile englobant un esprit qui l’est encore plus ! Des mauviettes quoi !


Puis elle se mit à rire toute seule, en pensant à certains hommes qui n’aimeraient sans doute pas être comparé à des mauviettes…

Puis de nouveau à haute voix :


Je vais chercher un autre mot pour les cataloguer !

Et elle se mit à réfléchir à un synonyme adéquat en souriant toute seule et tout en s’activant à quelques rangements l’heure de fermeture du magasin approchant.
Et se penchant pour ramasser un objet tombé à terre, dans un des coins du magasin, elle vi vit des goutes de sang sur le sol et en suivant les traces elle eut soudain un haut le cœur et un cri qu’elle étouffa en mettant sa main devant la bouche sortit à peine de sa gorge.

Elle restait plantée la à regarder cette chose hideuse morte, qu’est un rat, les entrailles ouvertes.
Prêtant un peu plus attention, elle s’aperçut que c’était une mise en scène qui lui était bel et bien destinée, par le fait que le rat se trouvait dans une forme de lune dessinée de son sang, une dague plongée dans son corps et dans son cœur.
Quelqu’un avait délibérément fait cela mais qui?... Et pourquoi ?

Elle restait debout tournant le dos à la porte, horrifiée à regarder et réfléchir…
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Westorm




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 52

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Mer 16 Avr - 15:57

Une journée normale…

Voila la pensée qui vint à l’esprit de Gabriel Westorm, alors que ce dernier déambulait dans les rues, accompagnées par une magnifique jeune femme qui était arrivée depuis peu dans la ville…Une jeune femme extrêmement belle certes, mais qui, déjà, commençait à lasser la harpie qu’il était…Il savait déjà ce qui allait se passait : le soleil allait se coucher d’ici peu alors qu’il l’emmènerait à l’écart, tout énamourée de lui qu’elle était – et cela après l’avoir si peu manipulée ! -, et elle fondrait littéralement lorsque deux magnifiques ailes angéliques apparaitront dans son dos, le faisant ressembler à l’un de ces êtres mythologiques…

Ce qui arriverait alors n’avait également rien d’un mystère…Il prendrait son diner…

Alors même qu’il réalisait à quel point l’unique chose qui l’intéressait était de manger, il se dit qu’il n’avait plus envi de perdre son temps de cette manière…Il pouvait très bien laisser tomber cette humaine et se trouver un repas plus tard en flânant un peu…

S’adressant à elle, il la pria d’aller l’attendre près de la demeure qu’ils avaient vu précédemment – celle des harpies – et qu’il l’y rejoindrait plus tard…Ainsi ses frères et sœurs auraient à manger ce soir…

Enfin débarrassé de son fardeau, Gabriel avisa que ses pas l’avaient conduit dans les environs de cette boutique de magie, l’Oracle, dans laquelle il n’avait jamais mis les pieds depuis son arrivée dans la ville…Jetant un rapide coup d’œil au soleil qui se couchait, le jeune homme haussa les épaules et s’approcha du magasin…

Ouvrant la porte qui ne grinça même pas, il fit face à un étrange spectacle…

Une créature d’une beauté extérieure tout à fait intéressante se trouvait sur les genoux et lui tournait le dos, semblant fixer une chose qu’il ne pouvait voir…

S’avançant d’un pas et se mettant sur la pointe des pieds, Gabriel avisa ce que regardait la jeune femme, et un de ses sourcils se leva…


Belle Dame, vous dérangerais je alors que vous testez l’un des articles de cette boutique ?
Revenir en haut Aller en bas
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Mer 16 Avr - 17:08

Elle sursauta en entendant une voix tout proche d’elle alors qu’elle était plongée dans ses réflexions sur le rat et sa venue ici.
Elle se retourna lentement pour dévisager le jeune homme qui lui parlait ainsi et qu’elle n’avait pas entendu entrer. C’est avec une lueur taquine dans les yeux qu’elle lui répondit :


Un peu de magie noire voulez vous dire ?

Avait-il compris qu’elle avait trouvé le rat ainsi ou pensait il vraiment qu’elle s’amusait ? Aussi ne pu t-elle s’empêcher d’entrer dans son jeu, si toutefois s’en était un :

Oui ce cher rat est venu inopinément me rendre visite, je n’ais donc pu m’empêcher de m’amuser avec lui et bien évidemment j’en ais fais de la chair à pâté. Ensuite comme je m’ennuyais ayant peu de clients, je me suis exercée à l’art du dessin avec son sang avant de l’embrocher pour lui montrer que venir m’ennuyer lorsque je travaille n’était pas une bonne idée !

Quand à savoir le pourquoi ce rat est venu me voir, je dirais qu’il passait par la tout simplement !
Peut être m’a-t-il trouvée accueillante ? En tous les cas je crains qu’il ne puisse plus répondre à cette question.


Elle parut réfléchir un instant cachant son envie de rire nerveux et ajouta :

Peut être devrais je maintenant y foutre le feu et tourner autour en chantant comme au temps des indiens ?

Se moquant de lui ouvertement car elle était nerveuse de savoir qu’on lui en voulait sans savoir pourquoi et ainsi cachait sa méfiance vis-à-vis de cet inconnu ayant l’air si sur de lui.

Puis reprenant certains des termes qu’il avait avancés elle dit aussi :


Me déranger ? Bien sur que non voyons, la boutique n’est pas encore fermée vous pouvez y faire un tour, car je suppose que vous êtes entré pour cela n’est il pas vrai ?

Quand à ce rat ma foi, je vais devoir lui dire de sortir et sans doute l’y aider, faites comme si vous ne l’aviez point vu.
Je me réjoui qu’il ne se soit pas pointé ici en heure de grande affluence !
Ma clientèle ne s’en serait pas remise !
A moins qu’au contraire la curiosité ne les pousse à venir voir la sorcière que je suis!


Elle souriait même si elle se sentait mal à l’aise devant un tel spectacle que ce rat éventré.
Enfin n’étant pas non plus une femme à hurler à la moindre petite souris, elle n’allait pas non plus faire de syncope.

Elle voulait se débarrasser au plus vite de cette choses et nettoyer les dégâts afin d’être tranquille.
Donc, sans vouloir presser le jeune homme, elle sourit de nouveau et lui dit tout de même en faisant un geste circulaire :


Je vous en prie visitez, regarder à votre aise, mais n’oubliez pas que l’heure de fermeture est proche…
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Westorm




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 52

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Jeu 17 Avr - 10:46

Gabriel écouta patiemment celle qui était visiblement la tenante de cette boutique de magie, sans pourtant jamais laissé paraître un quelconque ennui vis-à-vis du ton visiblement ironique qu’employait la jeune femme…Il se contenta de rester là, ses yeux grands ouverts et un léger sourire posé sur son visage d’ange…

C’est d’ailleurs le plus sérieusement du monde qu’il lui répondit :


Oui, bien sur je vous comprends. Les rats n’ont aucune notion de la bienséance, et s’invitent souvent sans y avoir été invité…De même il est très intelligent de votre part d’avoir voulu saisir l’opportunité d’utiliser quelques uns des instruments de cette boutique, et ce afin de vérifier leur bon fonctionnement…

Je vois ici en effet ce qui pourrait être une belle démonstration d’anthropomancie, et je suppose qu’il peut être en effet bon de s’exercer sur des rats avant de passer aux humains…Ceux-ci sont bien plus difficiles à obtenir vivant, n’est il pas ?

Ou alors il pourrait s’agir d’un type d’avertissement particulièrement intéressant…


Réfléchissant un peu, le jeune homme ajouta :


Hum…Mélanger la sorcellerie occidentale avec celle des indiens d’Amérique est une expérience qui n’a jamais été tenté à ma connaissance…Mais, ma foi, pourquoi pas ?


S’étant penché pour observer le rat, Gabriel se redressa et dit, d’une voix nonchalante :


Si jamais vous deviez avoir besoin d’aide, je me nomme Gabriel Westorm, et je serais ravi de vous aider…Quelque soit votre problème…

Avec un grand sourire, la harpie mâle s’en fut observer les rayonnages de la boutique…
Revenir en haut Aller en bas
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Jeu 17 Avr - 14:03

Ecoutant parler le jeune homme au visage angélique sans l’interrompre, se mit à l’observer en le dévisageant sans la moindre pudeur.
Après tout il était devant elle, il fallait bien qu’elle le regarde ne serait ce que par politesse, alors autant joindre l’utile à l’agréable.
Il était plutôt beau garçon quoiqu’encore très jeune trouvait elle.
Un peu plus qu’elle apparemment, elle lui donnait une vingtaine d’années alors qu’elle en avait 24.

Elle tiqua légèrement et très imperceptiblement quand il lança la phrase :


Ceux-ci sont bien plus difficiles à obtenir vivant, n’est il pas ?

Qu’entendait il donc par la ? Comprenait il qu’elle était visée ou bien pensait il qu’après les rats elle allait tester ses instruments sur les humains ?

Peut être même se dévouerait il pour servir de cobaye?

Aussi ne retenant pas ses paroles taquines, elle dit cependant le plus sérieusement du monde :


Oui très certainement ! Mais si vous voulez la place du premier humain est libre je puis vous la garder au chaud. Je pourrais tester certaines poudres ou potions pas désagréables…
Peut être même y prendriez vous goût.


*Puis confirmant ce qu’il disait sur un signe d’avertissement* :

Je pense en effet qu’il s’agit d’un avertissement ou en tous les cas d’une menace.

Ce pauvre petit rat n’avait pourtant rien fait de mal. A moins qu’il n’ait mangé sans permission un morceau de fromage dans la boutique de mon voisin et que celui-ci ait cru bon de me l’envoyer dans un emballage macabre ? Peut être pensait il que cela siérait mieux à ma boutique qu'à la sienne!
Ou peut être encore voulait il me donner une leçon de décoration?

Cela serait loin de m’étonner ! Mais c’est une possibilité…


Puis s’apercevant qu’elle semblait accuser un commerçant voisin devant un stricte inconnu sans qu'il ne connaisse le pourquoi de ses accusations, elle ajouta :

Bien que juste une supposition…
Mais de supposition en supposition, on fini toujours par trouver la vérité, ne pensez vous pas ?


Elle regarda le jeune homme se pencher vers le rat pour l’observer, et sourit de voir qu’il semblait s’intéresser à cette chose.
Elle profita tout de même qu’il ne la voyait pas pour jeter un œil sur sa montre ayant hâte de fermer boutique.

Lorsqu’il se redressa et se présenta en déclinant son identité tout en l’assurant de son aide s’il en était besoin, elle le remercia sincèrement :


Je vous remercie c’est bien aimable à vous monsieur Westorm. Je prends bonne note.

Puis d’un signe de tête léger, presque d'une révérence, elle se présenta également :

Ortence de Valombre.

Et elle le laissa faire le tour de la boutique tandis qu’elle se chargeait d’emmener le rat dans sa dernière demeure qu’était la poubelle et d’éliminer toutes traces de ce simulacre.
Elle conserva néanmoins la dague qui avait transpercée la pauvre bête.

Elle observait Gabriel du coin de l’œil se demandant s’il chercherait un objet précis ou si c’était juste la curiosité qui l’avait fait entrer ici.
Elle se reteint de lui poser la question cependant, partager entre l’envie qu’il parte et celle qu’il reste pour ne pas se sentir trop seule.
Bien qu’elle se dise que de toute façon elle allait prendre un bain et allait faire un tour au Midnight, ou elle serait loin d’être seule.
De fait, elle regarda de nouveau sa montre il restait à peine quelques minutes avant qu’elle puisse enfin fermer boutique, elle se dirigea donc vers lui, et c’est d’une voix gracieuse de commerçante qu’elle lui demanda :


Vous cherchez quelque chose de précis ? Peut être puis je vous aider dans votre choix ?
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Westorm




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 52

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Jeu 17 Avr - 15:09

Gabriel resta impassible alors que l’humaine semblait tout simplement le…reluquer. Il n’y avait pas, selon lui, de mot qui put mieux convenir à la situation…Un sourire arbora ses lèvres alors même qu’il répondait à la jeune femme :


Et bien écoutez, peut être un jour pourrons nous tester quelques petites choses…En attendant, sans vouloir me montrer discourtois, je n’ai guère envie d’être un cobaye aujourd’hui…Peut être serais je d’humeur demain ? Qui sait ?

L’homme qui n’en était plus un écouta les suppositions d’Ortence…


Et bien, les suppositions peuvent conduire en réalité à deux choses : se rapprocher de la vérité, ou s’en éloigner ! Aussi est ce un coup de poker qu’il ne faut pas tenter trop souvent, sous peine de voir sa chance tourner…

De plus, si ce n‘était qu’une affaire de rivalités commerciales, excusez moi mais ce serait se donner beaucoup de mal pour pas grand-chose…Il y a en effet – de cela je puis vous assurer – des moyens autrement plus efficace pour terrifier une personne. Ce que nous voyons là est à la fois un avertissement et un message.

Lequel ? Aucune idée…

La harpie observa chacun des mouvements de la jeune femme, et comprit rapidement que l’incident l’avait plus touchée qu’elle ne le montrait…En passant en revue les objets présents, il tenta de réfléchir à la situation…Le soleil ne tarderait pas à se coucher, et il pouvait prendre sa vie en tant que repas de ce soir…

Cependant elle n’était pas une humaine perdue, mais la tenante d’une boutique de magie…Il n’aimait pas consommer les personnes trop intéressantes, ou du moins pas tant qu’il ne s’était pas lassé d’eux…Et il devait bien avouer que sa curiosité était éveillé par les derniers évènements…

Qui avait donc mis en place cet étrange avertissement ? Que signifiait-il ? Qu’est ce qu’il y avait derrière tout cela ? Telles étaient les questions qu’il se posait….

Emergeant de ses pensées suite à la question de l’humaine, Gabriel lui répondit :


Et bien, pour être honnête, j’étais juste curieux de voir à quoi ressemblait cette boutique de l’intérieur…

Jetant un coup d’œil au soleil qui déclinait dehors, Gabriel regarda la mortelle d’une étrange manière, avec une intensité inhabituelle…


Ortence de Valombre…Vous êtes en danger et vous avez peur. Cela je peux le voir. Cela je peux le sentir…Je suis prêt à vous aider si vous le souhaitez, ou vous pouvez également m’enjoindre de quitter les lieux, ce que je ferais également – bien que de mauvaise grâce - .

Et, croyez moi, je pense avoir les moyens de vous aider…


Alors même qu’il prononçait ces paroles, le Soleil commençait à disparaître à l’horizon…Alors même que la lumière diminuait, les ailes de la harpie mâle commencèrent à apparaitre…Des ailes angéliques qui, conjuguées au physique avenant du jeune homme, le faisait sembler tel l’Archange Gabriel…

Alors, la jeune homme fit une chose inattendue…Il s’assit sur le sol, les jambes croisées et les ailes replia, et dit ces quelques mots :


J’attends votre décision.
Revenir en haut Aller en bas
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Ven 18 Avr - 7:32

Il lui avait répondu du tac au tac, semblant n’être pas contre une partie d’essais de certaines poudres, cela la fit sourire, sourire qu’elle accentua quand il suggéra tester éventuellement le lendemain.
Ce qui laissait supposer qu’il reviendrait.
Elle se demanda ce qui l’attirait au juste dans la boutique, était-ce l’ambiance, les objets ou tout simplement elle?
Elle haussa les épaules rejetant cette question inutile pour l’instant.

De même quand elle parla de ses suppositions devant lui, il sembla réfuter que cela puisse être l’œuvre d’un commerçant voisin. On voyait bien qu’il ne connaissait pas celui auquel elle pensait!
Mais cela aussi c’était sans importance! En fait, elle commençait déjà à oublier l’histoire du rat, il serait toujours temps d’y revenir plus tard si une autre occasion se présentait, ou plus exactement si une autre action de ce genre venait de nouveau à se reproduire.
Elle n’était pas trouillarde loin de la et il en fallait plus que cela pour lui faire peur.

Cependant qu’il semblait insister sur le fait d’un avertissement ou d’un message.
Elle n’avait à cette heure ci toujours qu’une envie : prendre un bain de détente. Elle aurait donc tout le loisir durant ce bain de réfléchir à tête reposée à cette étrange mise en scène et au message qu’elle était sensée délivrer.

Pas qu’elle ne voulait pas qu’il s’en mêle mais il aurait très bien pu en être l’auteur après tout ? Elle ne le connaissait pas et rien que le fait qu’il soit venu à ce moment la, on aurait pu croire qu’il observait ses réactions…

Elle repoussa cette idée de sa tête de blonde se disant que cela paraissait tout de même invraisemblable même si plausible.

Elle l’avait laissé regarder les objets de la boutique sur le point de fermer et voyant qu’il ne semblait pas se décider s’était approché de lui en lui demandant s’il cherchait quelque chose de particulier.
Il lui fit part que c’était juste par curiosité qu’il était entré.

Alors, elle n’eu plus de scrupules et allait lui dire qu’elle devait lui demander de sortir au vu qu’elle devait fermer boutique, quand elle fut surprise du regard très intensif du jeune homme envers elle. Il accompagna son regard de certaines paroles qui la firent légèrement sourire et elle répondit :


Peur? Non loin de la! En danger? Possible mais rien n’est certain. Comme vous l’avez mentionné ceci est un avertissement ou un message. Si un avertissement peut être y a-t-il danger, si un simple message rien n’est sur qu’il peut apporter un danger.
Et puis, pour me faire peur il en faut bien davantage croyez moi!


Elle n’était pas non plus quelqu’un de sans peur mais elle savait reconnaitre le danger quand il y en avait un et se méfiait de lui malgré qu’il sembla doux comme un agneau, elle faisait rarement confiance aux inconnus.

M’aider? En quoi? Je ne vois pas ce que vous pourriez faire de plus Gabriel Westorm.

Loin d’elle l’envie de paraitre dure mais elle ne voyait pas du tout comment ni pourquoi il l’aiderait.
C’est alors que la transformation du jeune homme eut lieu et que des ailes très blanches apparurent dans son dos sans qu’elle ne fasse ni un geste, ni un mouvement de surprise ou de recul.
On aurait pu croire qu’elle s’y attendait.

Elle eut une réaction toute autre bizarre mais dans sa nature : elle se mit à rire tout simplement. Oh non pas un rire moqueur, juste parce qu’elle riait souvent évacuant peut être ainsi le stress d’une situation, ou de la surprise.

Puis, le voyant s’agenouiller elle s’approcha sans peur aucune, et effleura les ailes plus par curiosité que par attrait.
Elle se doutait bien depuis quelques temps que ce genre de « créatures » existait, même s’il était le premier qu’elle voyait devant elle.

Ces ailes blanches étaient magnifiques, mais elle ne se laissa pas émouvoir par tant de beauté, et ne fit donc que les effleurer ne voulant en aucun cas paraitre curieuse ou envahissante, et se garda bien de procéder à un interrogatoire en règle auquel le jeune homme sans doute, pensait être soumit.

Elle posa ensuite la main sur l’épaule du jeune homme, voulant par ce geste lui dire de se relever, mais elle ôta sa main rapidement comme sous l’effet d’une brûlure et recula d’un pas prise soudainement d’une forte émotion, alors qu’une étrange lumière s’allumait dans ses yeux.

Ce qu’elle avait vu pouvait laisser lui supposer que le jeune homme en face d’elle avait un passé lourd de conséquences. Elle l’avait vu un poignard à la main devant un couple mort de ce poignard encore rouge de leurs sangs.
Mais comme une image reste une image, et tant que l’acte en lui même n’est pas perpétré devant vos yeux, on ne peut être certain que de ce que l’on voit, ou de ce que l’on vit dans l’instant. Quand une image s’impose elle peut refléter d’autres choses que ce qu’elle montre. Aussi elle le regarda, toujours avec cette lumière dans les yeux, se forçant à chasser cette image et de repousser son envie de le toucher davantage pour en connaitre plus, et lui dit d’un ton ferme :


Il faut LE laisser à LUI-même. Il dévore toutes choses, oiseaux, bêtes, arbres, fleurs. Réduit les dures pierres en poudre, met à mort les rois, détruit les villes, et aplatit les plus hautes montagnes. (un MP en cas d’incompréhension :p)

Elle parlait en énigme allait il comprendre ce qu’elle voulait dire ?

Elle ajouta :


Je ne vous chasse pas mais vous feriez mieux de partir. A cette heure ci une boutique encore allumée attire la curiosité…

Elle n’avait pas peur, même si la curiosité la tenaillait d’en savoir un peu plus sur le jeune homme elle ne pouvait le retenir sans le mettre en danger, sachant que du monde comme les Cazador pouvaient très bien, comme il leur était coutume parfois, débarquer à l’improviste l’un comme l’autre.
Et elle doutait alors que le jeune homme s’en tire aussi facilement…

Un sourire en coin à la pensée des 3 jumeaux se dessina sur ces lèvres, il y avait un moment qu’elle ne les avaient vus d’ailleurs c’était bien étonnant…

Elle s’étonnait elle-même de le laisser partir aussi rapidement, elle espérait bien qu’il reviendrait à un moment plus propice afin qu’elle puisse en savoir plus sur ce mystérieux être qu’il semblait être…

Elle le regardait donc partager entre la curiosité qu’elle éprouvait d’en savoir davantage et l’appréhension que quelqu’un ne survint s’étonnant également qu’il se soit montré à elle sans pour autant lui poser cette question qui lui brulait les lèvres, se disant qu’elle n’aimerait sans doute pas la réponse…
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Westorm




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 52

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Dim 20 Avr - 6:29

Gabriel se dévoila, et Ortence de Valombre fit alors une chose bien étrange : elle rit. Non pas d’un rire moqueur ou ironique…C’était un simple rire, pur et sans véritables arrières pensées…Et bien, cela restait une réaction comme une autre, alors pourquoi pas…

Cependant, ce qui suivit l’étonna beaucoup plus…La jeune femme passa une main timide sur les ailes de la harpie mâle, caressant distraitement quelques douces plumes…Voila longtemps, très longtemps même, que personne n’avait touché ses ailes…Qui plus est de cette manière…Les humains qu’il abusait ne se permettait aucun contact physique une fois sa transformation achevée, tétanisés qu’ils étaient…Quant à ses frères et sœurs, il ne les côtoyait guère…

La main de la tenante de la boutique frôla donc les ailes de l’Ange qui n’en était pas un avant de finir sa course sur l’épaule du jeune homme. Néanmoins, elle ne resta sur place qu’une seconde, car la jeune femme enleva sa main avec une étonnante vivacité, comme si elle s’était brulée. Cette réaction, de même que l’étrange regard qu’elle porta sur lui, restèrent des mystères pour le jeune homme…

C’est alors qu’Ortence de Valombre parla d’une voix profonde pour déclamer d’étranges paroles…Une devinette ? Et bien pourquoi pas…Seulement celle-ci était en réalité mal appropriée…Se remettant debout, Gabriel parla d’une voix douce, ses ailes oscillant tranquillement dans son dos…


Et pourtant, il semble bien que le Temps, car c’est de lui qu’il s’agit, ne puisse rien contre moi et mes semblables…

Cependant j’admets que votre prudence est très largement justifiée…Je vais donc vous laisser, mais j’espère avoir le plaisir de vous revoir…

Si, pour une raison quelconque, vous désirez me trouver, allez au Midnight…Il y aura quelques chances que je m’y trouve…


Avec un sourire aux lèvres, Gabriel salua la jeune dame d’un hochement de tête, avant de s’apprêter à sortir de la boutique…


Bonne nuit, Ortence de Valombre…
Revenir en haut Aller en bas
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Dim 20 Avr - 8:10

En effleurant les ailes du jeune homme, elle avait perçu une certaine émotion de sa part. Mais comme elle n’avait pas osé s’attarder sur ces ailes si belles, par délicatesse et surtout par pudeur plus pour lui que pour elle, elle n’avait pas cherché à savoir ce qui émotionnait tant Gabriel dans son geste.

Sa main avait donc naturellement glissé sur son épaule dans un geste voulant dire :
"relevez-vous" !

Et c’est alors qu’elle avait eu un flash la faisant reculer. Elle était en proie depuis à une envie de le toucher de nouveau pour en savoir plus, beaucoup plus.
Curiosité ? Avidité ? Non c’était autre chose : la soif de savoir qui il était, le pourquoi de ses ailes à la tombée de la nuit, le pourquoi de cette rancœur qu’elle ressentait en lui.

Rancœur qui sembla se confirmer quand il lui dit que le temps ne pouvait rien contre lui et ses semblables.
Ainsi il n’était pas seul ?

Au Midnight ? Pourtant elle y allait souvent elle aussi, comment ne l’avait elle jamais remarqué ? Etait elle donc si aveugle qu’elle ne voyait pas les gens qui l’entouraient ?
Etonnant quand on sait qu’elle fait le tour du bar avec le regard chaque fois qu’elle y met les pieds afin de repérer d’éventuels hommes seuls qui pourraient avoir envie de compagnie féminine : même si elle ne se décide jamais à faire le premier pas …

Elle trouvait toujours une connaissance ou une tactique pour être présentée. Pas vraiment pour plaire, mais par soif de savoir, de connaitrez la vie des autres et aussi par besoin d’agrandir son cercle de connaissances et pourquoi pas sa clientèle ?

Elle secoua légèrement la tête comme en signe d’assentiment pour répondre aux paroles du jeune homme, se surprenant en même temps à voir son esprit vagabonder d’une chose à une autre.


Se revoir ? Oui pourquoi pas ? Ce sera avec plaisir !

Lui répondant ainsi elle savait qu’elle laissait la porte ouverte au danger que lui soufflait son instinct mais elle n’en avait cure.
Le danger ne lui faisait pas peur : l’envie d’en savoir plus était la plus forte.
Elle répondit par un sourire léger à celui de Gabriel prenant congé d’elle sans le retenir malgré son envie, mais quand il lui tourna le dos pour sortir, ses ailes la frôlant elle fit un geste qu’elle ne contrôla pas.

Ce fut sans se poser de questions, sans même penser à d’éventuelles conséquences, ce fut très naturellement, sans curiosité, comme une pulsion, qu’elle ne put s’empêcher d’effleurer de nouveau en une douce et plus longue caresse, les ailes si belles qu’elle avait devant les yeux. Comme un geste d’au revoir :


Bonne soirée à vous Gabriel Westorm.

Dit-elle d’une douce voix, attendant qu’il franchisse la porte pour fermer derrière lui la boutique…
Revenir en haut Aller en bas
Thomas Cazador
Humain Immortel (Admin d'or)



Inscrit le : 27 Sep 2005
Messages : 564
Mini description : *** Vitae Eternalis ***

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Jeu 29 Mai - 19:10

( HJ : And here i come What a Face Ca me tentait ^^ )

Alors que la harpie homme sortit de la petite boutique et s'éloigna en quelques battements d'ailes, et que la jeune femme s'apprêtait à refermer la porte ainsi que verrouiller celle-ci, Thomas arriva juste devant elle, semblant sortir de nulle part, le visage en sueur et les cheveux en brousaille, essoufflé.

Il s'appuya un moment sur le cadre de la porte, reprenant sa respiration, l'expression de son visage semblait refleter de l'angoisse. Biensur, ce n'était pas la premiere fois qu'il arrivait ici en pleine nuit, ayant l'air débousolé et désespéré. La jeune femme en avait maintenant l'habitude. Au moins minimum quatre jours semaine, il arrivait de cette facon, en plein milieu de la nuit, l'air completement perdu, et il lui demandait son aide pour toutes sortes de maux qu'il croyait être terribles... mais qui ne l'étaient pas du tout.

- J'ai un probleme majeur ! Je crois qu'on m'a jeté un sort ! Ou... enfin... je sais pas mais... mais je ne me sent pas bien ! J'arrive pas à dormir ! Ca fais deux jours que je fais le même cauchemar ! Et... et... et une femme m'obssede ! Oui ! J'y pense jour et nuit depuis un bon siecle ! Vous croyez que c'est un sort ? Il existe un contre-sort, une potion, un truc efficace ? Je suis une cause perdue vous croyez ?

Il la regarde, presque suppliant, comme si elle avait réponse à tout ! Il avait l'air d'un enfant completement perdu et presque effrayé.
Il se redressa et fit un visage un peu embarrassé.

- Je vous dérange ? Je repasserai demain si c'est le cas... il est tres tard... je suis désolé. Mais si c'est pas le cas, je vous promet d'acheter ! Je vous assure ! J'ai bien aimé vos tisanes relaxantes !

Non, il ne les avait pas aimé. Il n'aimait pas leur gout amer et ca ne l'aidait pas du tout, la preuve, il était devant elle l'air d'un insomniaque anxieux ! Un peu plus et il se mettait à sautiller sur place sans pouvoir s'arreter ! En fait, il avait besoin de se faire r'assurer, de se faire dire qu'il n'était pas fou. Il avait besoin d'une présence bienveillante. De la compagnie. Mael et Mary n'étaient pas là et il avait besoin de combler ce vide qu'il ressentait de plus en plus souvent. Il semblerait qu'Ortence était la personne qui parvenait à le faire...

Il fit un petit sourire pitteux puis fronca les sourcils en appercevant le rat mort sur le sol. Il la regarda un moment du coin de l'oeil, incertain.

- Je vous dérangeais en plein rituel ou... ou vous avez des problemes de rats ?
_________________

~** Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre.**~
- Epictète -

Revenir en haut Aller en bas
Ortence de Valombre




Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 89

MessageSujet: Re: Du sang sur la lune   Jeu 5 Juin - 6:33

Sur le point de fermer la porte après la sortie du harpie, elle s’arrêta nette, devant le spectacle qui s’offrait à elle.
Thomas Cazador, l’air manifestement égaré, parut devant elle dans un état presque pitoyable.
Il semblait avoir couru, car il était tout essoufflé et complètement déboussolé.

Il n’était pas rare que le jeune homme se présente dans cet état à elle en pleine nuit, aussi ne fut elle pas étonnée de sa présence, et encore moins de son apparence.

Un flot de paroles sortit de sa bouche sur un ton angoissé tel que son visage reflétait son malaise.
Il devait de nouveau se sentir seul et elle lui sourit de façon presque maternelle sachant qu’elle semblait être pour lui un des seuls réconforts sur cette terre en dehors de ces frère et sœur.


Entrez Thomas nous seront bien mieux à l’intérieur.

Fermant derrière eux, elle le guida dans la pièce ou elle exerçait ces consultations et le fit s’assoir sur le canapé tandis qu’il parlait.

Elle savait qu’il y serait à l’aise comme habituellement. La pièce était agréablement meublée de deux fauteuils moelleux, d’un canapé identique, derrière un paravent se trouvait une table et quatre chaises.

Quelques meubles de rangements en bois décoré, donnait un coté exotique, la décoration simple dans des tons harmonieux, éclairés de bougies, donnait une douce chaleur et un bien être dans ce décor à la lumière tamisée.

Elle alluma aussitôt un encens qui embauma la pièce rapidement d’une odeur agréablement parfumée, et faite pour que le jeune homme se détende, et s’apaise.

Elle l’écouta durant qu’il s’épanchait de ces problèmes et de ses maux sans l’interrompre, mais avec compréhension et bienveillance.
Elle s’assied à ses cotés, le regardant bien en face, et l’interrogea, une première fois :


Vous rêvez de quoi au juste ? Racontez-moi ce cauchemar Thomas avec précision.

Puis elle renchérit :

Qui est cette femme qui vous obsède ?
Donnez-moi des détails, et je vous répondrais. Mais un sort n’est pas forcément la cause de certains maux qui ne passent que par le cœur.


Il paru ensuite gêné de la déranger au vu de l’heure, et se redressa, alors Ortence, et, comme un geste habituel, pris sa main droite dans la sienne en guise de réconfort, lui interdisant par ce geste de se lever, et lui montrant ainsi qu’il ne la dérangeait nullement.

Il avait vraiment l’air d’un petit enfant perdu dans des problèmes qu’il intensifiait tellement qu’il était sur le point de s’y noyer.


Vous ne me dérangez pas du tout Thomas, comme chaque fois que vous venez, votre visite me fait toujours plaisir vous le savez bien.

Elle lui souriait. Les visites du jeune homme bourré de soucis lui convenait, parce qu’il lui permettait de se sentir moins seule, d’une part et de ne pas penser à ces propres soucis d’autres part.
De plus, sa compagnie n’était pas désagréable, même si elle n’avait avec Thomas pas la même relation d’intimité qu’elle partageait avec Maël.
Autant avec ce dernier leur relation paraissait fraternelle, autant avec Thomas la relation paraissait plus maternelle.


Oui les tisanes relaxantes ?

Ne se souvenait pas de lui avoir donné ce genre de choses, il devait confondre. Elle savait pertinemment qu’il n’aimerait pas ça.

Etes vous sur de ne pas avoir confondu mes herbes de senteurs avec des tisanes ?

Elle se retenait de piquer un fou rire, ne voulant en aucun cas qu’il ne se vexe ou se sente idiot. Sachant que les herbes de senteurs se disposaient dans un récipient tout autour d’une bougie, afin d’en diffuser l’odeur.
Ou encore, on en imprégnait une bougie ou carrément on la mélangeait à de la cire pour en fabriquer des bougies, afin que la senteur soit plus intense.

Sans doute avait il oublié comment s’en servir et avait il pensé à des tisanes par la suite.
Souvent obnubilé par ses soucis, il ne prêtait pas attention aux recommandations qu’elle lui faisait.
Mais bon ces herbes bien que prises en tisane n’étaient pas dangereuses et encore moins pour lui.


Vous prenez tout trop à cœur Thomas. Vous êtes si stressé parfois que vous ne faites pas attention à des détails importants. Relaxez vous, respirez et racontez moi tout.

Elle s’était étonnée et avait froncé légèrement les sourcils quant il avait parlé de rat et de rituel, alors qu’ils étaient encore dans le sas d’accueil. Comment pouvait-il être au courant de ça du fait qu’elle avait effacé toutes traces bien avant son arrivée ?
Elle avait donc regardé la ou il avait le regard surprise, car elle savait qu’elle avait tout enlevé.
Mais ils étaient loin de l’endroit en question, aussi avait elle suivi le regard du jeune homme, et découvert avec effroi qu’un autre rat gisait comme le premier, mais dans la même position !
Elle avait poussé un gros soupir de résignation mêlé de dégout.

Puis elle l’avait entrainé dans la pièce de consultation non sans se poser de question ! Elle se demandait qui pouvait se jouer d’elle au point qu’elle n’avait pas remarqué ce deuxième rat !


Un rat ? Un rituel ? Je ne suis pas une sorcière mon cher ! En douteriez-vous ?

Puis après un léger tamps de pause:

Quelqu’un qui cherche à me faire peur sans doute ! Je ne sais pas qui et cette personne m’indiffère avec ces rats morts !

Non que je ne prenne cette menace au sérieux, mais je ne vois pas qui faire, tant qu’il, ou elle, ne s’en prend pas directement à ma personne !
En attendant rien n’est mieux qu’une indifférence tentée de mépris !

Mais laissons la ce sujet qui n’en vaut pas la peine !


Elle ne voulait pas que cette histoire de rat vienne troubler leur entretien car elle savait que Thomas avait besoin qu’elle se penche exclusivement sur les problèmes qui le hantaient parfois.
_________________
Revenir en haut Aller en bas

Du sang sur la lune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dark Shadows :: Ville de Dark Shadows :: ~ L'OrAcLe ~-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet